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lundi 11 mai 2009

Pourquoi je pense qu'Obama a tout faux en matière de relance

Obama est en train de nous refaire le coup de Clinton:

Relancer à fonds le crédit populaire pour dynamiser l'économie.

Les mesures prises par la Réserve fédérale ou par le Trésor sont nombreuses :
  • achats d'obligations afin de faire baisser les taux d'intérêt et de stimuler les refinancements des crédits hypothécaires ,
  • achats liés aux crédits à court terme comme les crédits étudiants, les crédits automobiles pour essayer de relancer la distribution de ce type de prêts.

De son côté, le Trésor tente d'éliminer les actifs toxiques des bilans des banques et pousse les établissements financiers à renégocier les prêts des ménages à des taux d'intérêt plus faibles.

Cette politique vise clairement à faire repartir le crédit, tant par l'offre, en améliorant la structure des bilans des banques que par la demande, en réduisant les taux d'intérêt.

Seulement, nous ne sommes plus dans les années Clinton:
  • Les ménages américains sont déjà considérablement endettés
  • Les produits de consommation hors immobilier sont pour une part significative fabriqués hors des USA et leur importation va dégrader la balance commerciale.

Alors?

Nous pouvons raisonnablement penser:
  • Que le redémarrage américain n'est pas pour demain
  • Que Obama, en bon idéologue du "New deal", va accélérer la machine à billets et relancer l'inflation dans l'objectif de désendetter l'État et les ménages
  • Que Obama va prendre quelques mesures de protectionnisme pour assurer que l'emploi américain profite de la bulle ainsi crée
  • Que tout ceci va considérablement indisposer les Chinois et que de graves tensions risquent de voir le jour

Bref, comme Clinton avait semé la graine de la crise en son temps, Obama risque bien de semer la graine d'une prochaine "guerre" forcément mondiale.
Sans présager de la forme que prendra cette guerre, (froide, chaude, économique, idéologique...) force est de constater que bien des signes laissent à penser que l'OTAN pourrait en être le fer de lance.

Le système politique américain (deux mandats de 4 ans max, un Congrès omniprésent) provoque forcément ce type de décisions. C'est la politique du "après moi le déluge", "mon image reste intacte car attachée au présent de mon mandat".

La "pipeau-lisation" du pouvoir alliée à la mondialisation nous entraînent dans les limbes de l'histoire.

dimanche 18 janvier 2009

2009, année de tous les dangers

C'est l'automne, les plans de relance se ramassent à la pelle. USA, Japon, Chine qui vient d'annoncer 455Milliards de $, Allemagne qui vient d'annoncer son second plan de relance de 50 Milliards €. Mais, se demande Dupond devant son eau gazeuse "renforcée au gaz naturel" parfumée d'un arôme naturel et sucrée à l'aspartam (l'alcool, le sucre étant proscrits par la morale dominante) qui va payer?

Que voici une bonne question, frappée de bon sens, et que ne semblent pas se poser nos énarques ni, d'ailleurs, notre activiste de Président tout déçu qu'il est de voir l'Allemagne lui souffler la vedette sur la scène du Proche orient et trop occupé, lui qui fait exploser les dépenses de l'Elysée, à donner aux chefs d'entreprises des leçons de cette pseudo morale bourgeoise et libérale de gauche. Qui va payer?

Nul doute que les États, pour faire face à ces nouveaux besoins, vont s'adresser aux marchés sous forme d'émissions obligataires. Et pas qu'un peu! Nous estimons que les USA vont chercher à lever, rien que sur l'année 2009, dans les 2000 Milliards de $, les pays de la zone Euro, s'ils se tiennent à ce qui est annoncé, chercheront 800 Milliards d'€, ajoutez à cela le Japon, les pays qui ne sont pas dans la zone euro, les pays émergents...

Il y a deux semaines, l'Allemagne a essayé de lever 6 Milliards d'Euro sur les marchés obligataires. Elle n'en a trouvé que 4.5.
L'Italie, après avoir annoncé un lancement d'obligation y a renoncé.
Ce matin (19/01/09) la Coface a dégradé la note de 22 pays dont la Russie et la Chine qu'on nous présente comme les moteurs de la future consommation.

2009 sera l'année de tous les dangers. Il n'y a probablement pas eu d'année dans l'histoire pour laquelle l'adage "ça passe ou ça casse" n'aura été plus vrai.

Avec les garanties apportées par les Etats, puis la tentative de ces derniers de lever des fonds de toute urgence, nous voyons arriver le bout de la course. Depuis maintenant un petit peu plus de deux ans, nous vivons dans un monde que vous pouvez vous représenter comme un immense parcours de dominos placés les uns à côté des autres. Lorsque le premier est tombé, personne n'y a vu malice. Mais petit à petit, tous tombent. La vitesse à laquelle ils tombent s'accélère. Alors, nous avons choisi la fuite. Et nous avons placé de nouveaux dominos derrière le dernier, puis la chute continuant et s'accélèrant, d'autres encore, et nous essayons désespérément de mettre de nouveaux dominos plus vite qu'ils ne tombent pour pouvoir se dire qu'au moins nous aurons "stabilisé" la situation, puisque le nombre de dominos nous séparant de la chute finale reste stable.
En réalité, si nous ne trouvons pas cette année ou au plus tard l'année prochaine un moyen de stopper définitivement la chute des dominos, et cela ne peut se faire que par des moyens artificiels car rien dans les mécanismes économiques actuellement en place ne le permet, c'est à un énorme crash que devons nous préparer. Crash obligataire dans un premier temps, mega crash institutionnel et civilisationnel ensuite.
La faillite des Etats nous pend au nez, y compris des plus gros.
C'est à un déficit budgétaire de plus de 9% du PIB (2007 et nous sommes en récession) que s'attendent les USA, les simples prévisions (qui seront comme tous les ans dépassées) de la zone Euro nous mettent à plus de 4% (au diable, le "pacte de stabilité"). Qui va combler? La Chine? Faut pas rêver, elle a ses propres problèmes.
La Hongrie est à deux doigts d'exploser. Gageons que la communauté européenne va se porter à son secours. Pas question que les Russes (cf un de mes posts précédents) ne s'en mêlent. Mais après la Hongrie, qui va-t-il falloir aider et le pourrons nous? Quel crédit avons nous sur la place internationale, nous français, par exemple, qui avons creusé notre déficit pendant la période de vaches grasses?

Oui, décidemment, 2009 risque d'être une année très intéressante à bien des égards....

Bonne Année à tous!



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samedi 4 octobre 2008

Heureusement qu'il ne tient pas ses promesses!

Le discours de Toulon de notre Président de la République fut très beau, très émouvant. J'ai particulièrement apprécié le passage sur les financiers irresponsables jetés en pâture aux masses populaires. J'eus du mal à réprimer un petit sourire lors de l'évocation des ménages français heureusement faiblement endettés. La condamnation sans réserve des parachutes dorés avait des accents de socialdémagogie que nous avons l'habitude d'entendre sur d'autres lèvres.

Oui, c'est vrai camarade Devedjian, que lorsqu'on se dit qu'en ces temps mouvementés nous pourrions avoir "la" Royal à l'Elysée, nous avons rétrospectivement peur. N'empêche, nous avons hérité d'un fieffé loustic! Si l'en est un avec qui le comparatif "il a dit/ il a fait" ferait peur à n'importe quel apprenti politicien, c'est bien notre Sarko national!

La crise que nous connaissons a son origine dans le système inique des crédits hypothécaires in fine mis en place aux USA (pour ceux qui auraient besoin de réviser les tenants et aboutissants de cette crise, reportez vous sur mon site professionnel: http://www.maviemonargent.fr/la_crise.html ) or, qu'en disait le candidat Sarkosy durant sa campagne?
"Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'Etat intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants."
Vous n'y croyez pas, vous avez un doute? Consultez vous-même: http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=credit_hypothecaire Heureusement qu'il ne tient pas ses promesses, nous serions autrement plus dans la m....


Tenez, le coup des parachutes dorés, par exemple: Qui eut l'outrecuidance de s'augmenter de 200% en arrivant à son nouveau poste? Un patron de grande société, un brillant économiste recruté à prix d'or par une entreprise privée, un de ces affreux dirigeants d'entreprise que l'on jette en pâture à la populace? Que nenni, il s'agit de notre blingbling national himself! Le grand donneur de leçons qui critique, conteste et s'engage à interdire aux actionnaires
privés de sociétés privées le droit de rémunérer leurs employés de la manière et du montant qu'ils décident s'est auto-octroyé un joli traitement sur les deniers publics.

Mieux, dans la série parachutes dorés, il a octroyé à tous les députés le privilège de conserver leur traitement pendant cinq ans (une législature) après avoir été lourdés par le suffrage populaire. Résultat, lorsque vous élisez un député, vous en payez deux. Vous n'êtes pas content de votre député dont le bilan est excécrable, ce n'est pas grave, il n'a pas à répondre de son bilan, ses revenus sont garantis cinq années encore (imaginez qu'ils se mettent d'accord à deux et alternent, ils ont leurs petit traitement de 11000€ et des brouettes d'assuré ad vitam eternam). Mais cela, bien sûr, pas question d'y toucher, c'est le grand donneur de leçons moralisateur qui l'a instauré avec l'argent public, sans consultation populaire (les actionnaires de l'Etat, c'est nous) et soyez tranquilles que cela ne s'apparente en rien à des parachutes dorés, non, non, non. Avant, le politicien Sarkosy m'énervait parceque je trouvais qu'il n'avait pas d'idée, qu'il était en permanence accroché aux sondages, aux études d'opinion et calquait ses déclarations sur leurs résultats. Maintenant, je trouve qu'il n'a toujours pas d'idée mais qu'en plus, il ne lit même plus les études marketing et se contente des bonnes vieilles recettes démagogiques. Les salades anti riches, les bouc émissaires, le tout amplifié par une presse aux ordres, régulièrement chouchoutée par la Carla-bobo qui fait "salon où causent les médias" dans son hôtel particulier.
Comme disait le vieil Edgar Faure, Maître ès démagogie, "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent..."

Je ne suis même pas sûr que notre girouette élyséenne soit capable de sentir le vent quand il tournera pour se mettre debout et le drosser sur les rochers.

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