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vendredi 5 avril 2013

Cahuzac avait tout calculé, même son non-lieu....



Et si l'affaire Cahuzac était une grande mystification?
Posons nous un instant dans un fauteuil moelleux, allumons un cigare (je suis désespérément non politiquement correct) et regardons tranquillement cette affaire. 
Est il possible que le gouvernement, le Président, son Premier ministre, le ministre des Finances, la garde des Sceaux aient pu ne pas être au courant que l'affaire allait exploser? Indubitablement non. L'homme par qui le scandale arrive, celui qui a enregistré la conversation (Cahuzac avait mal éteint son mobile alors qu'il était en conversation avec son avocat fiscaliste, ça s'invente pas, vous mettez ça dans un scénario de film, personne n'y croit!!!) a prévenu l'Elysée dès le mois de décembre dernier que tout était rigoureusement exact (http://www.lepoint.fr/societe/affaire-cahuzac-michelle-gonelle-affirme-avoir-prevenu-l-elysee-le-15-decembre-03-04-2013-1649888_23.php). Il s'est fait répondre que s'il avait quelque chose à communiquer, il devait le faire auprès de la justice (non encore saisie à cette à cette poque, c'est à dire que la réponse revenait à  dire "vas te faire voir"). Cette attitude n'a rien d'étonnant de la part de François Hollande. Lorsqu'il était premier secrétaire du PS et qu'on l'interrogeait sur la fédé des Bouches du Rhône, il faisait la même réponse; lorsqu'on l'interrogeait sur la fédé du Pas de Calais, il faisait la même réponse; lorsque la mère de Tristane Banon était allé le voir à propos de la "tentative de viol" sur sa fille, il avait fait la même réponse. Hollande, c'est la doctrine du "pas vu pas pris". Comme son copain Valls, la morale c'est la loi et seule la justice est habilitée à dire si la loi est respectée. Il ne lui reste plus rien de l'éducation chrétienne et de la notion de conscience qu'en théorie son père et l'école St Jean Baptiste de Lasalle ont tenté de lui inculquer. La garde des Sceaux, c'est sûr, elle a su dès que la justice a été saisie, puisque tous les dossiers concernant des personnalités et a fortiori des ministres sont tous transmis à la Chancellerie, c'est la procédure et le procureur vient de confirmer que cette procédure a bien été respectée. Donc, le premier ministre a été informé puisqu'il est inimaginable que devant un tel scandale potentiel, Taubira, aussi incompétente soit elle, et son cabinet, aussi déserté soit il, aient pris le risque de tout laisser sous le coude. Quand à Moscovici, probablement fut il un des derniers avertis, mais il le fut, puisque c'est lui qui a réceptionné l'avis du procureur suisse évoquant une "escroquerie fiscale". 
Donc, Cahuzac a pris le risque d'accepter le poste et de s'y maintenir, Cahuzac a pris le risque de mentir éfrontement. Est il crédible que cet animal froid et calculteur, maître de ses émotions ait pris ces risques sans aucune garantie? Je n'en suis pas convaincu. C'est un grand cynique et il pèse toujours le pour et le contre avant de décider. De même, ses amis ont pris le risque de l'y laisser tant que l'affaire n'a pas pris une tournure judiciaire incontrôlable. Est il imaginable qu'ils aient pris ce risque s'ils ne pensaient pas à un moment ou à un autre pouvoir contrôler la chose? Ont ils vraiment laissé faire ou n'ont ils pas réussi (pour des raisons que nous découvrirons dans quelques temps) bloquer l'engrenage? Nous le saurons très probablement plus tard. Avec le temps.... non pas "tout s'en va" mais "tout se sait".
En tous cas, lorsque les choses ont éclaté, la maîtrise et le self contrôle ont repris leurs droits. Cahuzac est allé de lui même reconnaître l'existence du compte. Faire preuve de collaboration, c'est bon pour la clémence et bon pour l'image. Il rapatrie les fonds sur Paris alors que rien ne l'y oblige. Là encore, il fait profil bas, se soumets et accepte de payer l'amende afférente  amende qui néanmoins risque de ne pas être minorée puisque M. Cahuzac lui-même a fermé la cellule de rapatriemnent et a refusé de la rouvrir... :-) . Mais surtout, surtout, Monsieur Cahuzac reconnait l'existence d'un compte ayant reçu de l'argent non déclaré depuis.... 12 ans, précisant qu'aucun abondement n'avait été effectué depuis! Trop fort, l'artiste! La fraude fiscale est prescrite au bout de 10 ans! S'il s'avère qu'aucune opération postérieure n'a été effectuée, s'il s'avère (c'est ce vers quoi s'oriente l'enquête) qu'aucune opération de blanchiment de cet argent n'a été effectuée, la procédure s'orientera inévitablement vers.... un non-lieu  Cela semble plus que probable et, au regard de la manière dont il avait géré une autre affaire il y a quelques années, de travail au noir, cela semble parfaitement cohérent avec la froideur, le cynisme et le pragmatisme du personnage. 
Ce qu'il n'avait probablement pas prévu, c'est le déchaînement de ses amis sur le terrain "moral". Ses frangins Francmacs qui le laissent tomber en plein milieu du gué malgré le serment qui les lie, ses copains du PS qui tout à coup n'attendent plus les décisions de justice pour le condamner, ses copains journalistes qui tout d'un coup trouvent à travers lui l'exutoire leur permettant de flinguer le gouvernement que pourtant 80% d'entre eux soutiennent, son avocat qui se défile, son "ami" Bartelone qui ne veut plus le voir à l'AN... Ce pragmatique matérialiste se trouve pris au dépourvu par un tel déchaînement de haine alors qu'il sait que très probablement il sortira de cette aventure sans aucune tache judiciaire. 
Et après? Après, je propose que notre ex-ministre soit nommé à la tête d'une commission "fiscalité et réconciliation" ayant pour but de proposer un moyen de créer une vaste amnistie à l’égard de tous ceux qui ont fraudé ces dernières années moyennant un engagement civique et en contrepartie d'une refonte complète de notre système fiscal. Vous ne croyez qu'il serait l'homme idéal pour cela?

Quand l'affaire Cahuzac sert le totalitarisme...


Au risque de choquer mes amis cathos, je suis passablement irrité, voire scandalisé par l’intervention de François Hollande (j’ai de plus en plus de mal à dire « Président ») à propos de l’affaire Cahuzac. Je ne relèverai pas la contradiction qu’il y a à dire d’un côté « on ne savait pas » et de l’autre proposer une réforme du Conseil de la Magistrature en réponse à l’affaire Cahuzac. Il est évident que cette réforme était prévue avant, qu’elle figurait au programme du candidat et que de toute manière elle n’aurait rien empêché ! Non, ce qui m’exaspère, c’est le déni de démocratie et le renforcement du totalitarisme qui est nous est jeté en pleine figure et dont je ne vois personne se scandaliser. Hollande nous a proposé hier que les personnes qui auraient fait l’objet de condamnations pénales concernant certains faits soient interdites de suffrage universel. Qu’est ce que cela implique ? 
 * Que tous les faits passibles d’une condamnation pénale n’ont pas la même gravité aux yeux de la « République » (nous n’avons entendu parler d’aucun délit à caractère sexuel, par exemple, pédophilie, tourisme sexuel, viol, etc.). 
 * Que les juges sont infaillibles et que l’hypothèse d’une condamnation en première instance prise en période électorale pour barrer le passage à un candidat est inimaginable. Tout à chacun sait qu’un homme politique est un homme, donc faillible, mais, curieusement, pas les juges… 
 * Que le suffrage universel est conditionné par l’acceptation des juges et non plus par le choix des électeurs. 

Car, oui, et nous avons un certain nombre d’exemples dans la vie politique française, les électeurs peuvent préférer un élu compétent ripoux à un imbécile honnête. D’ailleurs, notre bourgeoisie dominante ne fait rien d’autre que l’éloge permanent de ripoux. La « République » s’est bâtie sur les fondations posées par de grands ripoux : Voltaire, escroc qui s’est bâti une colossale fortune, DantonBonaparte, pour rester dans des époques qui risquent moins de fâcher que des plus récentes…

« La souveraineté ne se délègue pas, ne se conditionne pas ! »

L’affaire Cahuzac permet donc aux totalitaires de reprendre l’initiative afin de limiter encore et encore la souveraineté populaire et confier un petit peu plus à une caste auto-cooptée les pleins pouvoirs. 

 Nous vivons dans un monde de postures. 

Il faut la parité hommes/femmes, immigrés/gaulois, jeunes/vieux dans toutes les instances, à tous les niveaux. Qu’importe la compétence ! Souvenez-vous comment j’avais réagi à l’annonce de gouvernement. Le seul argument de Hollande (pardon, du Président de la république) était : « Ce gouvernement est paritaire » ! Ce à quoi j’avais répondu : « Je me fous de la forme du sexe d’un ministre, ce que je veux savoir, c’est s’il est compétent ! » On voit le résultat (d’ailleurs, au passage, avec la démission de Cahuzac, il n’est plus paritaire, le gouvernement, il y a plus de femmes que d’hommes, désormais.) !!! 
 Maintenant, nouvelle posture, la virginité ! Mieux vaut un chamalo qui n’a jamais pris de risque et donc n’a jamais eu à subir quelque condamnation que ce soit qu’un actif compétent qui a connu les lambris du tribunal. Et encore, quand je parle de Chamalo, je vous la fais soft… Je vous rappelle, pour rester dans l’époque mentionnée plus haut que Robespierre, le boucher, l’homme qui en un an a fait plus de victimes que deux siècles d’Inquisition, qui a ordonné le seul génocide de l’histoire de France était parfaitement intègre… 

Aux USA, les profs, en Université, commencent toujours leurs cours par une blague. Je ne résiste pas à la tentation de vous raconter celle qui a débuté le cours de management (de mon temps, parce que là aussi les choses ont bien changé) : Vous devez recruter un nouveau manager d’unité. Trois candidats se présentent: Le premier est alcoolique, dès 10h du matin il descendu sa bouteille de scotch, il éructe, insulte ses collaborateurs. Le second est pourri, il touche des pots de vin et vous le soupçonnez même d’être en accointance avec la mafia. Les deux ont une vie privée dissolue. Le troisième, lui, est un bosseur acharné, connait parfaitement tous ses dossiers, ne prend jamais une décision sans avoir consulté toutes les personnes concernées, ne dort que trois heures par nuit, n’a d’autres distraction que la lecture, est fidèle en ménage, mène une vie d’ascète jusqu’à son alimentation, il est végétarien. Lequel choisissez vous ? Tout le monde pointe le troisième, même si, confusément, on sent qu’il y a un loup… « Bravo », s’exclame le prof, vous venez de recruter Adolf Hitler ! Le premier était Winston Churchill et le second Franklin Delano Roosevelt

 Et voilà, avec cette mode stupide de la virginité, nous construisons un petit peu plus un monde de paraître et de fausse vertu, nous subordonnons le suffrage universel. La solution ? Mais, comme toujours, chers amis, l’information et la responsabilisation. 
Oui, un fichier doit exister qui puisse être consultable par tous et sur lequel figurent les condamnations de chacun. La justice est rendue au nom du peuple français et le peuple n’a pas le droit de le savoir ? Oui, dès lors qu’il jouit de ses droits civiques, un citoyen doit pouvoir se présenter à une élection. Souverain, le peuple tranchera. C’est lui qui dira s’il préfère un candidat ayant fait l’objet de condamnations sur lesquelles il aura pu s’expliquer ou non. 

 La souveraineté ne se délègue pas, ne se conditionne pas !

mardi 20 juillet 2010

Proposition pour une nouvelle règle du financement des partis politiques

Et voici qu’à travers les affaires Woerth ou Wauqiez ressurgit le serpent de mer du financement des partis politiques.

Étrange de voir le PS pousser des grands cris. Ce PS qui, dans les années 70/80, était le champion du pompage des fonds publics (« Urba » faux cabinet d’étude qui ponctionnait un pourcentage sur les marchés publics des villes socialistes ; « Graco » fausse centrale d’achat qui ponctionnait un pourcentage sur les marchés d’équipement des collectivités socialistes ; « Ofres » fausse régie publicitaire qui ponctionnait des fonds pour la presse municipale et des collectivités locales socialistes ; « Mnef » ; « Sages »… etc etc…), qui a su affronter l’impopularité afin de faire voter une loi d’amnistie et dont aujourd’hui encore bon nombre de membres éminents sont régulièrement épinglés ou mis en cause à travers la myriade de « plus ou moins vraies » associations (Julien Dray, Sylvie Andrieux, Bernard Granié pour ne citer que les plus récents…) .

De nouveau, nous voyons apparaître les ligues des éternels vertueux, des chantres du « plus blanc que blanc » qui nous assènent leurs grands principes démagogiques sur le thème du « l’argent pourri tout ». Et voici que certains disent que 7500€ c’est trop ! Et voici que certains viennent dire qu’il faut limiter la création des partis politiques. Tout cela n’est qu’agitation et poudre aux yeux, démagogie sommaire.

L’action politique coûte extrêmement cher. C’est le prix de la démocratie. L’expression des idées, des programmes, l’organisation de réunions, de meetings, le rassemblement d’un certain nombre de citoyens autours de thèmes exige du temps (donc des moyens d’existence), du matériel (donc des investissements), de la communication et des déplacements (donc du fonctionnement). C’est ça ou la dictature. Si vous interdisez la création de nouveaux partis et que vous réglementez le financement des partis existants au nom de la pseudo vertu, vous êtes un hypocrite qui figez le paysage politique à son état actuel, interdisant aux citoyens le droit de créer une nouvelle force. Les deux grands partis actuels, déjà complices, n’ont plus qu’à s’entendre entre eux pour une « alternance » de façade (nous voyons cela dans quelques pays faussement démocratiques) et nous sommes bel et bien dans une dictature.

Imaginez au contraire une liberté et une transparence totale. Plus aucune limite au financement des partis politiques. Tout à chacun pourrait donner ce qu’il souhaite à qui il souhaite. Personne morale comme personne physique pourrait faire des dons à un ou plusieurs partis politiques.

Plus besoin de prendre le risque de commettre des actions illégales pour financer son parti : Monter des opérations de « retro commissions » sur des marchés d’ État, faire prendre en charge des frais annexes par des société offshore, déguiser des espèces venant de l’étranger en dons manuels collectés à l’occasion de meetings, tout ce quotidien des trésoriers de partis ne serait plus nécessaire.

Cette liberté s’accompagnerait de trois conditions et restrictions. Le non-respect d’une de ces trois conditions entraînant de facto la dissolution du parti, la saisie de ses biens et avoirs au profit de l’Etat et l’inéligibilité à vie de ses mandataires sociaux (Présidents, Porte parole, Trésorier et d’une manière générale toute personne habilitée à accepter des recettes ou engager des dépenses):

1) Interdiction de tout financement étranger :

Un parti politique français ne pouvant être financé par des intérêts étrangers. Cette notion qui peut vous paraître évidente, ne l’a pas toujours été. Citons pêle-mêle la SFIO tenue à bout de bras par le parti travailliste anglais, le parti communiste entièrement financé par l’URSS via la banque Nord Europe, le « généreux mécène » de Rabat à l’égard d’un ex Président de la République ou actuellement les partis islamistes et les Verts.

2) Transparence complète :

L’intégralité des recettes d’un parti politique devant être accessible à chaque citoyen. Plus question de comptes a posteriori présentés devant une assemblée formée d’âmes compréhensives. Chaque parti politique a l’obligation d’éditer un site Internet qui, chaque jour, doit afficher l’intégralité des dons de l’année en cours, jour par jour, avec le montant et le nom du donateur. Un moteur de recherche obligatoire doit permettre à chaque citoyen de faire ses propres recherches sur les données communiquées. Les autres informations comptables, dépenses et autres recettes, devant être publiées, après approbation des mandataires sociaux, tous les trimestres.

Ainsi, chacun pourra, au travers de ces informations, savoir qui finance qui et dans quelle proportion. Chacun pourra aussi savoir quelles sont les opérations financées ou soutenues financièrement par les différents partis politiques.

3) Interdiction de tout financement public, direct ou indirect.

Un parti politique doit vivre de l’argent de ses soutiens. S’il n’arrive pas à collecter, c’est qu’il ne convainc pas. Si n’obtient pas de soutien militant (qui compense certaines dépenses), c’est qu’il ne convainc pas. La liberté passe par l’argent collecté et non par l’argent public. Pas un centime ne devra être accordé à quelque parti que ce soit. De même, tout don accordé par une personne morale (association) qui aurait bénéficié de subventions serait interdit. Plus de siphonage des fonds publics.

Une telle organisation obligerait les partis politiques à être attentifs au peuple, à ses aspirations, à ses attentes. La sanction pour un parti qui n’appliquerait pas le programme pour lequel il aurait été élu serait immédiate. Le transfert des dons d’un parti à un autre en fonction des prises de positions ou des actions menées serait comme un vote permanent des citoyens.


La démocratie au quotidien!