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jeudi 3 octobre 2013

Ce que la presse française vous cache sur les raisons du "shutdown"...

Il ne s'agit pas, comme certains "journalistes" français l'affirment, de la pression de quelques représentants "Tea-Party" qui seraient opposés à la mise en place d'une sorte de "sécu" américaine. Il s'agit d'un profond débat sur les valeurs de la société américaine. Débat que nous devrions méditer...

C'est quand même dingue, la presse française! Même le Figaro se plie au politiquement correct. "Les Républicains demandent toujours des aménagements dans la mise en oeuvre de la réforme de la santé" Et je ne vous parle pas des autres publications! Amusez  vous à faire votre revue de presse et demandez vous: Qui se pose la question de quels "aménagements"? Pas un journaliste français n'aborde la sujet de savoir qu'est ce qui est si important comme "aménagement" qui puisse justifier la mise en shutdown de l' Etat fédéral!!!!

Le point de friction: La prise en charge par la collectivité des frais d'avortement!

Et bien je vais vous le dire, moi. Il s'agit d'un point crutial, d'une remise en cause de la société américaine que les Républicains, contrairement à notre "droite molle" sont décidé à défendre: La prise en charge par la collectivité des frais d'avortement!!!
Et oui, les Républicains ne sont pas tous d'accord sur l'interdiction de l'avortement, mais ils sont ultra majoritaires pour considérer que cela est du ressort du choix personnel et donc ne doit en aucun cas être pris en charge par la collectivité!!!
Il faut considérer deux aspects du problème:

1) Si l'Obamacare rembourse l'avortement, l'avortement devient légalement possible dans tous les Etats des USA. Cela devient un sujet fédéral et non plus local. Les Etats (de plus en plus nombreux) qui interdisent l'avortement se verront dépossédés de leur droit constitutionnel de légiférer en la matière. Vous tenez là la raison profonde pour laquelle les Démocrates s’arque-boutent sur le sujet. Ce sont eux qui sont l'objet d'une pression de lobbying, celle des avorteurs et des tenants de la civilisation de mort et de la matérialisation de la vie. Vous avez là aussi la raison pour laquelle la population ne se révolte pas contre l'intransigeance des Républicains mais les "comprend". Les citoyens américains sont très attachés au système fédéral et au fait que les décisions concernant leur vie quotidienne soient prise au niveau de l'Etat et non à Washington.

2) Philosophiquement, la collectivité ne doit prendre part aux frais d'assistance de chacun QUE dans la mesure ou il s'agit de "malchance". Vous attrapez une sale maladie à cause d'une épidémie? Votre boîte fait faillite? Vous naissez avec une malformation? OK. Vous décidez d'avorter, il s'agit là d'un choix de votre part. Des solutions alternatives existent, si vus référez avorter, c'est à vous d'en assumer les coûts. Déroger à cette règle, c'est remettre en cause toute la philosophie sur laquelle s'est construite l'Amérique. Vous avez là la raison profonde pour laquelle les Républicains sont prêts à aller au casse-pipe sur le sujet.

Un sujet qu'aucun "bobo" français ne veut voir mis sur le tapis...

Vous comprenez mieux, maintenant les tenants et les aboutissants du sujet?
Vous comprenez mieux, aussi pourquoi AUCUN journaliste français ne vous en parle?

Entre les socialistes qui estiment de 220 000 avortements par an en France n'est pas suffisant (ils viennent de lancer à grand renfort de pub, et avec l'argent des contribuables, un site Internet vantant les mérites de l'avortement ...) et la Bachelot, ministre de Sarkosy, qui a déremboursé des médicaments, limité la prise en charge par la sécu d'un certain nombre de pathologies pour les personnes âgées mais qui a augmenté le forfait avortement, histoire de faire gagner encore plus d'argent aux avorteurs, il y a en France consensus chez tous les bobos pour essayer de mettre le débat sous l'étouffoir.

Comme toujours dans ce cas là, plutôt que d'avoir un débat serein, nous aurons un jour un débat violent... Comme celui que les démocrates viennent de susciter aux USA.

dimanche 8 septembre 2013

Pas de vote au Parlement français, c'est celui du Congrès américain qui déterminera la position de l'Elysée...


François Hollande, au G20, a déclaré: «Nous allons attendre la réponse du Congrès, le rapport des inspecteurs de l'Onu et j'aurai encore des décisions à prendre, et cela les Européens l'ont compris» 


Voici donc un Président de la République Française qui refuse de soumettre son action à un vote du parlement français (Il a d'ailleurs tort car à un an des élections municipales, tous les notables socialistes seraient derrière lui par peur de ne pas être investis et une partie non négligeable des députés UMP qui se sont comportés comme des imbéciles sur l'affaire de la Libye le soutiendraient, la lavette de Juppé en tête..) mais qui reconnait soumettre son action à un vote du Congrès américain!!!!

Citoyens Français, vous voici désormais informés par les plus hautes instances, le Président de la République Française, François Hollande, soumet ses décisions à l’approbation du Congrès américain mais se fout de l'avis des représentants du peuple de France!

mercredi 4 septembre 2013

Le suicide d'Ariel Castro, révélateur d'une mauvaise approche sociétale de la prison?



"Ariel Castro, qui avait été condamné en juillet à la perpétuité pour avoir séquestré et violé trois jeunes femmes pendant dix ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule d'une prison de l'Ohio, aux États-Unis."
Article du Figaro d'aujourd'hui

Peut on avoir de la compassion pour ce monstre? Au delà du fait divers, quelle réflexion pour la politique carcérale?

Il est clair qu'à la lecture de l'information selon laquelle ce monstre s'est donné la mort, la première réaction est de ne pas chercher à comprendre, de n'avoir aucune compassion pour lui et de se dire que c'est lui qui choisi sa peine. Est ce si simple?

D'abord, il eut probablement été préférable qu'il se rende compte, qu'il prenne conscience de ce qu'il a fait et qu'il mette le reste de ses jours au service de la lutte contre la violence, dans l'obtention du pardon de ses victimes et dans l'aide matérielle au fils qu'il a eu avec l'une d'entre elles. Tout cela à partir de la prison dont il ne devait pas pouvoir sortir, bien sûr.

Ensuite, et c'est, sur le plan politique, probablement la question la plus importante à se poser, nous devons nous demander comment et pourquoi il en est arrivé à cette extrémité. Les optimistes béats du joli monde des bisounours vous diront que le remord l'a poussé. Faux. Un suicide n'est pas motivé par hier, mais toujours par aujourd'hui ou par la peur de demain. La question est donc de savoir si Ariel Castro s'est suicidé par angoisse de passer le reste de ses jours en prison (mais alors, que fait l'aumônier de l'établissement?) ou à cause de la vie qu'il mène ou qu'on lui fait mener dans l'univers carcéral. Il n'est nul besoin d'être spécialiste de la chose pour connaître le traitement "particulier" que la mafia du monde des détenus fait vivre à ce qu'en français ils nomment les "pointeurs".

Nul doute qu'à "pointeur" exceptionnel, il dut y avoir droit à un "traitement exceptionnel". Pour ma part, je trouve cela inacceptable. Que la société jette sur les prisons un voile et se conduise comme Ponce Pilate en refusant de prendre en compte ce qui s'y passe, voire, comme cela fut dénoncé récemment dans des prisons françaises, organise "l'auto gestion" par les détenus me révolte. Comment voulez vous ramener des délinquants à l'ordre et au respect de la société de droit si, pour les punir de leur "écart", vous leur faîtes subir la loi de la jungle la plus brutale, la plus violente, la plus primitive, la plus barbare qui soit?

Ce modèle américain de l'organisation carcérale que nos élus ont adopté depuis plusieurs dizaines d'années est révoltant. Face à cette révolte, deux attitudes sont possibles.

La première correspond à celle affichée par nos dirigeants socialistes. "Trouver une alternative à la prison".

Posture de ces imposteurs dont l'objectif est de détruire la France et qui, comme tous les totalitaires du monde et de toutes les époques qui ont ce projet commencent par ouvrir les portes des prisons pour lâcher les fauves et créer l'insécurité afin de mieux justifier ensuite leurs lois liberticides.  C'est très exactement ce que nous connaissons aujourd'hui avec le projet de loi Taubira qui s'appuie sur l'échec (organisé) de l'incarcération pour justifier la mise en liberté de délinquants agressifs et violents (cf, entre autres, l'assassin du pépé du 65 ans qui a tenté de s'opposer à la fuite de petits voleurs dont l'un s'est révélé être, justement, un multirécidiviste en "période probatoire"). La multiplication de ce genre d’événements va accélérer le sentiment d'insécurité qui justifia la mise en place de lois visant à contrôler chaque fait et geste des citoyens et à en contrôler les droits, même les plus privés.

La seconde correspond à une prise en compte "intelligente" de la politique carcérale. Non, la prison ne doit pas être un lieu de non-droit. Non, la prison ne doit pas être l'école du crime. Non, la prison ne doit pas ajouter l'humiliation et la déchéance à la punition et à la privation de liberté. Les détenus ne doivent en aucun cas imposer leur loi mais être confrontés à l'apprentissage de "la" loi. Pour cela, les surveillants pénitentiaires (les "matons") doivent reprendre la main. Les conditions de vie doivent être respectables. Le mode de vie doit être conforme à ce qu'on est en droit d'attendre d'un citoyen "modèle" (apprentissage, travail productif, règles de vie en communauté, respect de la France, de ses lois et de ses valeurs) dans des conditions matérielles décentes. Pour cela, allez vous m'objecter, il faut des moyens matériels que l'Etat n'a pas et qu'il n'est pas cohérent de réclamer alors que la dette du pays est abyssale et que vous réclamez à tue-tête des économies!
Je ne réclame aucune économie sur les devoirs régaliens de l'Etat. La France a largement les moyens de payer une police efficace, une justice efficace et une politique carcérale digne d'un pays civilisé. Il lui suffit pour cela de cesser de payer, par exemple, plus de 100 stations de radio (quelqu'un peut il m'expliquer en quoi il est de la mission de l'Etat de payer l'équipement et le fonctionnement de plus de 100 stations de radios dont plus de 80% se contentent de diffuser de la musique commerciale entrecoupée de jeux débiles et de petites annonces d'auditeurs) ou 11 chaînes de télévision!!!!

Quand des élus préfèrent privilégier la multiplication des médias sous contrôle aux missions régaliennes de l'Etat, c'est que leur préoccupations ne sont pas conformes à ce que leur impose la démocratie, mais conformes à leurs aspirations profondes, le totalitarisme, c'est à dire le contrôle de la totalité de la vie des individus.

Le suicide d'Ariel Castro doit donc être perçu par nous comme l'illustration de l'abandon de l'univers carcéral par la société censés être gérée par les principes de droit et comme la nécessité de revoir complètement notre approche de cet aspect "sombre" de la société. La gestion de l'Etat ne peut être évaluée qu'à l'aune de sa capacité à assurer dans les meilleurs conditions et en conformité avec ses lois les missions régaliennes qui lui sont confiées. D'abord. En priorité. L'Etat ne doit pouvoir s'occuper d'autre choses que de ses missions régaliennes que lorsque celles ci sont effectivement bien assumées et dans la mesure où ses moyens lui permettent.