vendredi 7 octobre 2011

Tiangong-1 ou la réponse à nos pauvres socialos englués…

(article paru sur Nouvelles de France)

Tribune libre de Thibault Doidy de Kerguelen*

Connaissez-vous Tiangong-1 ? C’est peu probable ! Il s’agit du premier module de la station orbitale chinoise, mis en place avec succès jeudi. Oui, vous avez bien lu : la Chine lance un vaste plan de conquête de l’espace. L’« empire du Milieu » pose tranquillement son « Meccano de l’espace » autour de notre planète.

Un plan secret, non dévoilé au public qui, très probablement comprend un volet militaire. Alors que la soi-disante « première puissance mondiale » n’a plus aucun vecteur capable de transporter ses astronautes, qu’elle est obligée de louer des places sur les vols russes (l’Histoire est une éternelle farceuse…), que l’Europe n’a jamais été capable de mettre en chantier seule un véritable projet et s’est associée aux Américains et aux Russes, les Chinois, eux, disposent non seulement de la technique et de la science – ce qui est assez surprenant pour bon nombre d’observateurs et laisse présager une maitrise des vecteurs et des technologies d’armement dont les occidentaux ne les croyaient pas capables avant plusieurs dizaines d’années – mais aussi des moyens financiers, des infrastrucutures, des moyens humains et d’un projet national.

En quoi cela nous concerne-t-il ? Oh, c’est très simple. Ce qui fait la force, la puissance et la capacité de domination d’une Nation, c’est justement d’avoir un projet national, de mettre en place des moyens, des hommes et des infrastrucures pour le mener à bien. Il en fut ainsi de la France et du Royaume Uni au XIXe siècle, des Etats-Unis au XXe siècle. La Chine a décidé de dominer le monde au XXIe siècle. Que répondons-nous ? Obama propose de creuser encore un peu plus le trou de sa dette, les candidats socialistes à notre élection présidentielle de nationaliser les banques, Sarkozy de jouer au Risk avec plus faible que lui. Quel fossé ! Quelle indigence politique dans ce personnel politique occidental corrompu, compassé, sans ambition autre que personnelle, sans projet, sans panache, sans charisme !

Tiraillées entre l’obscurantisme d’un islam rétrograde et le développementisme triomphant de la Chine, quelle sera la réaction et la force des puissances occidentales ? Nous en avons eu un triste aperçu il y a deux jours. Nationaliser les banques (quand la Chine, qui a conservé un fort appareil bancaire d’Etat, a justement fait le chemin inverse), mettre des barrières douanières (quand le Chine représente aujourd’hui le plus gros potentiel de développement de notre faible industrie), transformer notre outils de production pour fabriquer de gentilles éoliennes et des panneaux solaires (quand la Chine construit des réacteurs nucléaires et des barrages hydrauliques géants), limiter l’usage de l’automobile et favoriser les petits véhicules (quand la Chine devient le premier importateur de Mercedes, Porsche, Audi, Rolls, Ferrari etc…), multiplier les pistes cyclables pour inciter, comme au bon vieux temps de l’occupation, les Français à utiliser « la petite reine » (Quand la Chine expose dans des musées des spécimens de l’époque maoïste comme vestiges d’une époque révolue…).

La Chine est la preuve vivante du mensonge politique qui règne en Occident. Non, notre modèle de développement n’est pas suranné ni dépassé, il est simplement appliqué par ceux qui nous dament le pion. Non, l’économie sociale n’est pas viable sans création de richesses et oui, la création de richesses implique le transfert d’une partie d’entre elles d’un endroit à un autre de la planète. Mais comme la nature a horreur du vide, ceux qui, pour des raisons idéologiques, se refusent à appliquer ces règles se condamnent à les subir et à se soumettre au diktat de ceux qui les respectent. Debout, France, il est temps que tu bouscules ces chancres qui t’endorment et que tu reprennes ton rôle… d’avant-garde !

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