vendredi 27 février 2009

Haros sur Ingrid-la-catho!

Le Figaro de ce matin se fait l'écho d'un livre qui vient de sortir aux USA sur Ingrid Betancourt et son comportement durant sa très longue captivité dans la jungle colombienne. Dans «Out of captivity», trois anciens otages américains des Farc décrivent la Franco-Colombienne comme une codétenue «égoïste, hautaine», et manipulatrice…

Il est clair que dans des situations extrêmes comme celles vécues par les otages des FARC, certains traits de caractère s'exacerbent. Les livres écrits, en particulier par des internés du goulag ou des camps nazis sont édifiants sur la manière dont certains peuvent devenir des bourreaux pires que les gardiens ou d'autres, se dévouer au péril de leur vie. Je remarque simplement qu'il n'est pas question de cela ici, que les critiques sont assez banales et qu'elles se concentrent (est-ce le fait du hasard? :-)) sur la catho de service qui, peut être est ce là son pire crime, ose s'affirmer comme telle. Des travers et des pétages de plombs de ses co-détenus (au demeurant "Marines" c'est à dire entraînés aux situations extrêmes) pas un mot...

mercredi 25 février 2009

Y'a des fois où la dialectique Bobo m'exaspère plus que d'autres!

Le quotidien "Les Échos" (encore lui, il y en a qui vont croire que je lui en veux particulièrement, alors qu'en fait c'est certainement celui qui dit le moins d'âneries de la grande presse française) a publié aujourd'hui un très intéressant article sur une dispositions du rapport Balladur: La révision des valeurs locatives. La manière dont cet article est écrit m'horripile au plus haut point. Tout est sur le tempo du "Les valeurs locatives prises en compte par l'administration fiscale sont obsolètes et totalement à l'avantage des riches" Lisez le: "article"

Quelle hypocrisie! Voici encore un "joli" article tout bien écrit dans la dialectique de la pensée dominante. Ainsi donc, les HLM sont surtaxés par rapport aux logements luxueux habités par des riches qui, encore une fois, ne paient pas suffisamment d'impôt! La réforme va égaliser tout cela à solde nul en prenant moins aux pauvres et plus aux riches. Le problème, c'est que vos "pauvres" ne paient pas!!! Ils sont dégrevés... Alors soit c'est à solde nul et vous n'allez augmenter personne, soit, ce qui est probable, tous ceux qui en paient déjà vont en payer plus... Histoire de faire plus de... pauvres, d'augmenter la pression fiscale réelle (pas celle des chiffres avant dégrèvements, mais celle subie par ceux qui paient) et de diminuer le pouvoir d'achat de ceux qui.... ont les moyens de consommer français! Bravo, les Bobos Parisiens, continuez, vous êtes sur la bonne voie :-)

jeudi 29 janvier 2009

l'Islam est-il la religion d'Etat en France?

Madame Lagarde, Ministre de l'Economie et des Finances de la République Française mène une campagne forcenée de communication en vue d'expliquer tous les aspects positifs que retirerait notre secteur financier de la mise en conformité de ses règles de fonctionnement avec celles de la charia. Après les procès reportés pour cause de ramadan, le mariage annulé parceque la mariée n'était pas vierge, les polygames musulmans indemnisés par les CAF, les mosquées subventionnées par les pouvoirs publics (baux emphytéotiques pour payer le foncier et subventions à des associations "culturelles" pour le fonctionnement), voici que Bercy parle de "chariacompatibilité" de nos pratiques financières...
Lisez l'article sur les Echos, il est instructif: "
Chariacompatibilité"
Voici le commentaire que vous ne lirez pas sur les Echos (c'est la première fois que je suis censuré sur cet excellent quotidien auquel je suis abonné): ---Quelle offensive! Voici que les Echos nous créditent d'une longue plaidoirie en faveur de la "chariacompatibilité" de nos pratiques financières... Le jour même où Valérie Boyer, secrétaire nationale à la santé de l'UMP demande au gouvernement le remboursement de la circoncision des enfants musulmans, "chariacompatibilité" de la Sécurité Sociale, je présume... Quelques jours après que des abattoirs et une chaîne de restaurants aient reconnu que par "souci de rationalisation" toute leurs viandes étaient Halal... Et si nous nous souvenions que nos pratiques financières qui ont fait le monde ont aussi été vecteur d'une civilisation, de valeurs? La vraie question qu'aucun politique ne nous pose et à laquelle tous prennent soin de répondre à notre place est: "Êtes vous d'accord pour abandonner votre civilisation et adopter la charia en tous aspects de votre vie?" Et si, fiers de nos valeurs, chacun vivait chez soi conformément à soi-même?---- Notre personnel politique croit benoitement qu'en abandonnant nos valeurs et en épousant celles de l'Islam, nous obtiendrons la paix. Je crains, hélas, qu'ils ne nous préparent une belle guerre civile, froide ou chaude, ouverte ou larvée, ou tout à la fois.


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mercredi 28 janvier 2009

Adapter notre stratégie d'intervention à nos moyens

Dans un souci d'économie, François Fillon a annoncé le retrait de 2.100 soldats français déployés en Afrique, dans des pays où la situation est stabilisée et où l'Onu va prendre la relève.(le Figaro, 28/01/09) Décidément, en matière de politique étrangère et de positionnement géostratégique, nous avons actuellement en France le gouvernement le plus nul qui puisse être. Trop occupés à des considérations politiciennes intérieures, ils ne savent plus prendre le recul nécessaire pour édifier, analyser, prendre des décisions qui dépassent leurs petites problématiques personnelles. La réduction du mandat présidentiel à 5 ans n'a rien fait pour améliorer les choses. La France, gérée par des sagouins depuis trop d'années, n'a plus les moyens de sa politique... Soit. Dès lors, il faut faire des choix. Sur quelle base les faire? Je n'en vois qu'une pour ma part, l'efficacité et le pragmatisme. Qui est aujourd'hui, l'ennemi? Le terrorisme islamique. Où se propage-t-il? A peu près partout. Il "récupère" des mouvements islamiques plus ou moins fondamentalistes pour créer une sorte de nébuleuse, une organisation en étoile qui lui permette de revendiquer des actions déstabilisantes dans différents points du globe, obligeant les "puissances" à disperser leurs forces. C'est ainsi que la Russie, la Chine, l'Inde, l'Europe, l'Indonésie sont l'objet d'attaques. Les pirates du golf d'Aden ont reçu un soutien technique en échange d'une coloration islamique de leurs actions de piratage. Devons nous foncer tête baissée dans la muléta et nous disperser aux quatre coins du monde? Et si nous essayions d'être intelligents? Partageons nous les zones d'intervention en fonction de nos efficacités respectives. En ce concerne notre pays, son armée est probablement celle qui maîtrise le mieux la problématique africaine. Nos bases, que Sarkosy qui n'a jamais rien compris à la géostratégie s'évertue à fermer, nos réseaux d'information, la connaissance du terrain, le savoir faire accumulé, le matériel adapté, la connaissance des langues, dialectes et usages par bon nombre de nos officiers sont autant d'atouts que nous pourrions mettre à la disposition des nations en guerre contre le terrorisme islamique sur une terre qui chaque jour devient un petit peu plus une base arrière pour ce dernier. Laissons, puisque nous n'avons plus les moyens d'intervenir dans le monde entier, l'Afghanistan à ceux (britanniques, russes et autres) qui ont une connaissance et une culture adaptée, et concentrons nos efforts là où nous aurons toutes les chances d'être efficaces. L'islamisme gagne chaque jour en Afrique. Nous savons déjà qu'existent des camps d'entrainement, des camps de repos, des camps de formation idéologique et même des camps de redressement où les islamistes de tous pays envoient femmes et enfants qui ne se soumettent pas de leur plein gré à la charia. Plutôt que d'attendre tranquillement qu'explose cette bombe à retardement, plutôt que d'attendre comme des lâches en "espérant" que tout cela n'explose pas, prenons pleinement notre part à la lutte mondiale en intervenant sans ménagement, avec le soutien des gouvernements en place (qui ne composent avec les islamistes que parce qu'ils n'ont pas les moyens de lutter mais qui savent quelle fin leur est destinée) sur un continent que notre tradition militaire nous permet d'appréhender mieux que quiconque et dans un contexte qui ne nous oblige pas à utiliser notre demi porte-avions et des avions furtifs que nous ne possédons pas. "The right man at the right place"? "The right army at the right battle field"!

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lundi 19 janvier 2009

Plus de contrôle sur la vente des produits financiers

Dans une interview accordée aujourd'hui (19/01/09) au journal "Les Echos", Madame Lagarde annonce qu'elle veut "renforcer" le contrôle sur la distribution des produits financiers. cf: http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300323575-plus-de-controle-sur-la-vente-des-produits-financiers.htm

A propos de quoi? Ne pouvant justifier cela par une quelconque escroquerie gonflée médiatiquement, ni par un nombre important de victimes de Madoff, ni par une seule personne victime d'une faillite bancaire, elle mélange pèle-mêle les collectivités locales qui "se retrouvent coincées avec des produits financiers dont elles n'avaient pas mesuré la complexité... et les risques." (Bravo pour le niveau professionnel des Directeurs financiers des collectivités locales:-)) et les particuliers "qui n'ont peut-être pas toujours été bien informés des risques des taux variables" (avec des peut-être et des si, on arrive toujours à tout justifier)

Une nouvelle fois, bonnes gens, au prétexte de vous préserver, la collectivité pense pour vous. Une nouvelle fois, c'est la règle collective qui doit primer sur les choix individuels. Une nouvelle fois, "on" estime que vous êtes trop idiots pour choisir par vous même. Alors, plutôt que de faire le pari de l'éducation et de l'apprentissage, plutôt que d'enrichir intellectuellement l'idiot pour qu'il le soit moins, on l'abêtit un petit plus, toujours plus, en pensant pour lui, en décidant pour lui, en choisissant pour lui.
Juste une question (volontairement provocante, juste pour réfléchir...) si nous sommes trop idiots pour faire des choix nous concernant individuellement sommes nous capables de faire des choix collectifs (élections)? Ne riez pas, lorsque le peuple vote mal, "on" lui redonne une chance de bien voter (cf l'Irlande). Décidément, Staline avait raison, le peuple est trop c.. pour décider, le Parti doit l'éclairer...




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dimanche 18 janvier 2009

2009, année de tous les dangers

C'est l'automne, les plans de relance se ramassent à la pelle. USA, Japon, Chine qui vient d'annoncer 455Milliards de $, Allemagne qui vient d'annoncer son second plan de relance de 50 Milliards €. Mais, se demande Dupond devant son eau gazeuse "renforcée au gaz naturel" parfumée d'un arôme naturel et sucrée à l'aspartam (l'alcool, le sucre étant proscrits par la morale dominante) qui va payer?

Que voici une bonne question, frappée de bon sens, et que ne semblent pas se poser nos énarques ni, d'ailleurs, notre activiste de Président tout déçu qu'il est de voir l'Allemagne lui souffler la vedette sur la scène du Proche orient et trop occupé, lui qui fait exploser les dépenses de l'Elysée, à donner aux chefs d'entreprises des leçons de cette pseudo morale bourgeoise et libérale de gauche. Qui va payer?

Nul doute que les États, pour faire face à ces nouveaux besoins, vont s'adresser aux marchés sous forme d'émissions obligataires. Et pas qu'un peu! Nous estimons que les USA vont chercher à lever, rien que sur l'année 2009, dans les 2000 Milliards de $, les pays de la zone Euro, s'ils se tiennent à ce qui est annoncé, chercheront 800 Milliards d'€, ajoutez à cela le Japon, les pays qui ne sont pas dans la zone euro, les pays émergents...

Il y a deux semaines, l'Allemagne a essayé de lever 6 Milliards d'Euro sur les marchés obligataires. Elle n'en a trouvé que 4.5.
L'Italie, après avoir annoncé un lancement d'obligation y a renoncé.
Ce matin (19/01/09) la Coface a dégradé la note de 22 pays dont la Russie et la Chine qu'on nous présente comme les moteurs de la future consommation.

2009 sera l'année de tous les dangers. Il n'y a probablement pas eu d'année dans l'histoire pour laquelle l'adage "ça passe ou ça casse" n'aura été plus vrai.

Avec les garanties apportées par les Etats, puis la tentative de ces derniers de lever des fonds de toute urgence, nous voyons arriver le bout de la course. Depuis maintenant un petit peu plus de deux ans, nous vivons dans un monde que vous pouvez vous représenter comme un immense parcours de dominos placés les uns à côté des autres. Lorsque le premier est tombé, personne n'y a vu malice. Mais petit à petit, tous tombent. La vitesse à laquelle ils tombent s'accélère. Alors, nous avons choisi la fuite. Et nous avons placé de nouveaux dominos derrière le dernier, puis la chute continuant et s'accélèrant, d'autres encore, et nous essayons désespérément de mettre de nouveaux dominos plus vite qu'ils ne tombent pour pouvoir se dire qu'au moins nous aurons "stabilisé" la situation, puisque le nombre de dominos nous séparant de la chute finale reste stable.
En réalité, si nous ne trouvons pas cette année ou au plus tard l'année prochaine un moyen de stopper définitivement la chute des dominos, et cela ne peut se faire que par des moyens artificiels car rien dans les mécanismes économiques actuellement en place ne le permet, c'est à un énorme crash que devons nous préparer. Crash obligataire dans un premier temps, mega crash institutionnel et civilisationnel ensuite.
La faillite des Etats nous pend au nez, y compris des plus gros.
C'est à un déficit budgétaire de plus de 9% du PIB (2007 et nous sommes en récession) que s'attendent les USA, les simples prévisions (qui seront comme tous les ans dépassées) de la zone Euro nous mettent à plus de 4% (au diable, le "pacte de stabilité"). Qui va combler? La Chine? Faut pas rêver, elle a ses propres problèmes.
La Hongrie est à deux doigts d'exploser. Gageons que la communauté européenne va se porter à son secours. Pas question que les Russes (cf un de mes posts précédents) ne s'en mêlent. Mais après la Hongrie, qui va-t-il falloir aider et le pourrons nous? Quel crédit avons nous sur la place internationale, nous français, par exemple, qui avons creusé notre déficit pendant la période de vaches grasses?

Oui, décidemment, 2009 risque d'être une année très intéressante à bien des égards....

Bonne Année à tous!



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dimanche 14 décembre 2008

La faillite éventuelle d'Etats modifiera les données géopolitiques. Premier cas, l'Islande:

Bien sûr, il est difficile de savoir si, sur le moyen terme, les différentes mesures de soutien aux banques prises dans le monde occidental permettront de stabiliser durablement la situation. Sans doute faudra-t-il encore attendre un peu pour savoir si le plus bas de la crise a été atteint ou s'il faut s'attendre, de nouveau, à des baisses boursières et des quasi-faillites d'établissements de crédit. Mais si, par malheur, les garanties financières apportées par les États ne permettaient pas de stabiliser la situation, c'est peut-être à la faillite de quelques uns de ces États, que nous serions confrontés. Les conséquences n'en seraient pas uniquement économiques. La crise est en train de déplacer les lignes de force et de pouvoir au sein de la communauté mondiale. Le premier exemple semble en être l'Islande, véritable victoire stratégique de la Russie au moment où nos chefs d'États européens et américains s'agitaient autour de l'épiphénomène de la Géorgie.

En effet, cet exemple nous montre d'une part qu'un État occidental peut lui aussi faire faillite et d'autre part que cela se répercute tout de suite sur le plan géostratégique. L'Islande, petit pays de quelque 330 000 habitants n'est pas un pays en développement. C'est au contraire un pays jeune et moderne, le plus riche par habitant des pays d'Europe du Nord, après la Norvège. Pourtant, nous pouvons affirmer que des établissements financiers locaux qui ont à la fois réalisé des investissements hasardeux à l'étranger et incité les Islandais à se surendetter l'ont conduit au pire. Le retournement de conjoncture, les mauvais placements autant que la crise américaine dite des "subprimes" ont conduit les banques islandaises au bord de la faillite, en même temps que les consommateurs étaient étranglés par la hausse spectaculaire des taux dans le pays. La réalité des chiffres fait froid dans le dos : les dettes des banques islandaises représentent environ 12 fois le PIB du pays ! Les taux d'intérêt domestiques dépassent les 15% et l'inflation culmine à 14 %. La couronne islandaise a perdu plus de 60 % de sa valeur en un an et le déficit courant approche les 20 % du P.N. B.. En attendant une aide éventuelle du F.M.I., la banqueroute a été évitée de justesse... grâce à un prêt de 4 milliards d'euros.

Qui est venu en aide à l'Islande? La Russie. Pourtant, toujours membre de l'OTAN, l'Islande fut longtemps un avant-poste des États-Unis en Atlantique Nord pour surveiller les sous-marins soviétiques. Des pays au bord du gouffre, il y en a bien d'autres sur la planète. Alors, pourquoi cette aide?

Aujourd'hui, avec les récentes découvertes de pétrole dans l'océan Arctique, les rivalités territoriales ressortent entre pays riverains. Souvenez vous du "plantage" de drapeau spectaculaire sur les fonds marins par une équipe russe il y a quelques mois. Profitant de l'indifférence des occidentaux, les Russes viennent de tirer les premiers. Bravo à eux. L'Islande ne pourra pas oublier en effet, le moment venu, qui l'a sauvée de la faillite. Avec la crise financière mondiale, la géopolitique semble reprendre ses droits. Dans la guerre qui se prépare pour l'exploitation des richesses de l'Artique, c'est peut être à un reversement d'alliance que nous venons d'assister.

L'Europe, ayant fait de l'alignement sur les États-Unis son unique politique extérieure, semble désormais atteinte de cette myopie qui depuis si longtemps atrophie l'hyper-puissance américaine. Ce n'est malheureusement pas l'équipe française actuellement en place (Sarkosy - Kouchner) qui risque d'apporter un petit peu de clairvoyance...