jeudi 29 janvier 2009

l'Islam est-il la religion d'Etat en France?

Madame Lagarde, Ministre de l'Economie et des Finances de la République Française mène une campagne forcenée de communication en vue d'expliquer tous les aspects positifs que retirerait notre secteur financier de la mise en conformité de ses règles de fonctionnement avec celles de la charia. Après les procès reportés pour cause de ramadan, le mariage annulé parceque la mariée n'était pas vierge, les polygames musulmans indemnisés par les CAF, les mosquées subventionnées par les pouvoirs publics (baux emphytéotiques pour payer le foncier et subventions à des associations "culturelles" pour le fonctionnement), voici que Bercy parle de "chariacompatibilité" de nos pratiques financières...
Lisez l'article sur les Echos, il est instructif: "
Chariacompatibilité"
Voici le commentaire que vous ne lirez pas sur les Echos (c'est la première fois que je suis censuré sur cet excellent quotidien auquel je suis abonné): ---Quelle offensive! Voici que les Echos nous créditent d'une longue plaidoirie en faveur de la "chariacompatibilité" de nos pratiques financières... Le jour même où Valérie Boyer, secrétaire nationale à la santé de l'UMP demande au gouvernement le remboursement de la circoncision des enfants musulmans, "chariacompatibilité" de la Sécurité Sociale, je présume... Quelques jours après que des abattoirs et une chaîne de restaurants aient reconnu que par "souci de rationalisation" toute leurs viandes étaient Halal... Et si nous nous souvenions que nos pratiques financières qui ont fait le monde ont aussi été vecteur d'une civilisation, de valeurs? La vraie question qu'aucun politique ne nous pose et à laquelle tous prennent soin de répondre à notre place est: "Êtes vous d'accord pour abandonner votre civilisation et adopter la charia en tous aspects de votre vie?" Et si, fiers de nos valeurs, chacun vivait chez soi conformément à soi-même?---- Notre personnel politique croit benoitement qu'en abandonnant nos valeurs et en épousant celles de l'Islam, nous obtiendrons la paix. Je crains, hélas, qu'ils ne nous préparent une belle guerre civile, froide ou chaude, ouverte ou larvée, ou tout à la fois.


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mercredi 28 janvier 2009

Adapter notre stratégie d'intervention à nos moyens

Dans un souci d'économie, François Fillon a annoncé le retrait de 2.100 soldats français déployés en Afrique, dans des pays où la situation est stabilisée et où l'Onu va prendre la relève.(le Figaro, 28/01/09) Décidément, en matière de politique étrangère et de positionnement géostratégique, nous avons actuellement en France le gouvernement le plus nul qui puisse être. Trop occupés à des considérations politiciennes intérieures, ils ne savent plus prendre le recul nécessaire pour édifier, analyser, prendre des décisions qui dépassent leurs petites problématiques personnelles. La réduction du mandat présidentiel à 5 ans n'a rien fait pour améliorer les choses. La France, gérée par des sagouins depuis trop d'années, n'a plus les moyens de sa politique... Soit. Dès lors, il faut faire des choix. Sur quelle base les faire? Je n'en vois qu'une pour ma part, l'efficacité et le pragmatisme. Qui est aujourd'hui, l'ennemi? Le terrorisme islamique. Où se propage-t-il? A peu près partout. Il "récupère" des mouvements islamiques plus ou moins fondamentalistes pour créer une sorte de nébuleuse, une organisation en étoile qui lui permette de revendiquer des actions déstabilisantes dans différents points du globe, obligeant les "puissances" à disperser leurs forces. C'est ainsi que la Russie, la Chine, l'Inde, l'Europe, l'Indonésie sont l'objet d'attaques. Les pirates du golf d'Aden ont reçu un soutien technique en échange d'une coloration islamique de leurs actions de piratage. Devons nous foncer tête baissée dans la muléta et nous disperser aux quatre coins du monde? Et si nous essayions d'être intelligents? Partageons nous les zones d'intervention en fonction de nos efficacités respectives. En ce concerne notre pays, son armée est probablement celle qui maîtrise le mieux la problématique africaine. Nos bases, que Sarkosy qui n'a jamais rien compris à la géostratégie s'évertue à fermer, nos réseaux d'information, la connaissance du terrain, le savoir faire accumulé, le matériel adapté, la connaissance des langues, dialectes et usages par bon nombre de nos officiers sont autant d'atouts que nous pourrions mettre à la disposition des nations en guerre contre le terrorisme islamique sur une terre qui chaque jour devient un petit peu plus une base arrière pour ce dernier. Laissons, puisque nous n'avons plus les moyens d'intervenir dans le monde entier, l'Afghanistan à ceux (britanniques, russes et autres) qui ont une connaissance et une culture adaptée, et concentrons nos efforts là où nous aurons toutes les chances d'être efficaces. L'islamisme gagne chaque jour en Afrique. Nous savons déjà qu'existent des camps d'entrainement, des camps de repos, des camps de formation idéologique et même des camps de redressement où les islamistes de tous pays envoient femmes et enfants qui ne se soumettent pas de leur plein gré à la charia. Plutôt que d'attendre tranquillement qu'explose cette bombe à retardement, plutôt que d'attendre comme des lâches en "espérant" que tout cela n'explose pas, prenons pleinement notre part à la lutte mondiale en intervenant sans ménagement, avec le soutien des gouvernements en place (qui ne composent avec les islamistes que parce qu'ils n'ont pas les moyens de lutter mais qui savent quelle fin leur est destinée) sur un continent que notre tradition militaire nous permet d'appréhender mieux que quiconque et dans un contexte qui ne nous oblige pas à utiliser notre demi porte-avions et des avions furtifs que nous ne possédons pas. "The right man at the right place"? "The right army at the right battle field"!

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lundi 19 janvier 2009

Plus de contrôle sur la vente des produits financiers

Dans une interview accordée aujourd'hui (19/01/09) au journal "Les Echos", Madame Lagarde annonce qu'elle veut "renforcer" le contrôle sur la distribution des produits financiers. cf: http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300323575-plus-de-controle-sur-la-vente-des-produits-financiers.htm

A propos de quoi? Ne pouvant justifier cela par une quelconque escroquerie gonflée médiatiquement, ni par un nombre important de victimes de Madoff, ni par une seule personne victime d'une faillite bancaire, elle mélange pèle-mêle les collectivités locales qui "se retrouvent coincées avec des produits financiers dont elles n'avaient pas mesuré la complexité... et les risques." (Bravo pour le niveau professionnel des Directeurs financiers des collectivités locales:-)) et les particuliers "qui n'ont peut-être pas toujours été bien informés des risques des taux variables" (avec des peut-être et des si, on arrive toujours à tout justifier)

Une nouvelle fois, bonnes gens, au prétexte de vous préserver, la collectivité pense pour vous. Une nouvelle fois, c'est la règle collective qui doit primer sur les choix individuels. Une nouvelle fois, "on" estime que vous êtes trop idiots pour choisir par vous même. Alors, plutôt que de faire le pari de l'éducation et de l'apprentissage, plutôt que d'enrichir intellectuellement l'idiot pour qu'il le soit moins, on l'abêtit un petit plus, toujours plus, en pensant pour lui, en décidant pour lui, en choisissant pour lui.
Juste une question (volontairement provocante, juste pour réfléchir...) si nous sommes trop idiots pour faire des choix nous concernant individuellement sommes nous capables de faire des choix collectifs (élections)? Ne riez pas, lorsque le peuple vote mal, "on" lui redonne une chance de bien voter (cf l'Irlande). Décidément, Staline avait raison, le peuple est trop c.. pour décider, le Parti doit l'éclairer...




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dimanche 18 janvier 2009

2009, année de tous les dangers

C'est l'automne, les plans de relance se ramassent à la pelle. USA, Japon, Chine qui vient d'annoncer 455Milliards de $, Allemagne qui vient d'annoncer son second plan de relance de 50 Milliards €. Mais, se demande Dupond devant son eau gazeuse "renforcée au gaz naturel" parfumée d'un arôme naturel et sucrée à l'aspartam (l'alcool, le sucre étant proscrits par la morale dominante) qui va payer?

Que voici une bonne question, frappée de bon sens, et que ne semblent pas se poser nos énarques ni, d'ailleurs, notre activiste de Président tout déçu qu'il est de voir l'Allemagne lui souffler la vedette sur la scène du Proche orient et trop occupé, lui qui fait exploser les dépenses de l'Elysée, à donner aux chefs d'entreprises des leçons de cette pseudo morale bourgeoise et libérale de gauche. Qui va payer?

Nul doute que les États, pour faire face à ces nouveaux besoins, vont s'adresser aux marchés sous forme d'émissions obligataires. Et pas qu'un peu! Nous estimons que les USA vont chercher à lever, rien que sur l'année 2009, dans les 2000 Milliards de $, les pays de la zone Euro, s'ils se tiennent à ce qui est annoncé, chercheront 800 Milliards d'€, ajoutez à cela le Japon, les pays qui ne sont pas dans la zone euro, les pays émergents...

Il y a deux semaines, l'Allemagne a essayé de lever 6 Milliards d'Euro sur les marchés obligataires. Elle n'en a trouvé que 4.5.
L'Italie, après avoir annoncé un lancement d'obligation y a renoncé.
Ce matin (19/01/09) la Coface a dégradé la note de 22 pays dont la Russie et la Chine qu'on nous présente comme les moteurs de la future consommation.

2009 sera l'année de tous les dangers. Il n'y a probablement pas eu d'année dans l'histoire pour laquelle l'adage "ça passe ou ça casse" n'aura été plus vrai.

Avec les garanties apportées par les Etats, puis la tentative de ces derniers de lever des fonds de toute urgence, nous voyons arriver le bout de la course. Depuis maintenant un petit peu plus de deux ans, nous vivons dans un monde que vous pouvez vous représenter comme un immense parcours de dominos placés les uns à côté des autres. Lorsque le premier est tombé, personne n'y a vu malice. Mais petit à petit, tous tombent. La vitesse à laquelle ils tombent s'accélère. Alors, nous avons choisi la fuite. Et nous avons placé de nouveaux dominos derrière le dernier, puis la chute continuant et s'accélèrant, d'autres encore, et nous essayons désespérément de mettre de nouveaux dominos plus vite qu'ils ne tombent pour pouvoir se dire qu'au moins nous aurons "stabilisé" la situation, puisque le nombre de dominos nous séparant de la chute finale reste stable.
En réalité, si nous ne trouvons pas cette année ou au plus tard l'année prochaine un moyen de stopper définitivement la chute des dominos, et cela ne peut se faire que par des moyens artificiels car rien dans les mécanismes économiques actuellement en place ne le permet, c'est à un énorme crash que devons nous préparer. Crash obligataire dans un premier temps, mega crash institutionnel et civilisationnel ensuite.
La faillite des Etats nous pend au nez, y compris des plus gros.
C'est à un déficit budgétaire de plus de 9% du PIB (2007 et nous sommes en récession) que s'attendent les USA, les simples prévisions (qui seront comme tous les ans dépassées) de la zone Euro nous mettent à plus de 4% (au diable, le "pacte de stabilité"). Qui va combler? La Chine? Faut pas rêver, elle a ses propres problèmes.
La Hongrie est à deux doigts d'exploser. Gageons que la communauté européenne va se porter à son secours. Pas question que les Russes (cf un de mes posts précédents) ne s'en mêlent. Mais après la Hongrie, qui va-t-il falloir aider et le pourrons nous? Quel crédit avons nous sur la place internationale, nous français, par exemple, qui avons creusé notre déficit pendant la période de vaches grasses?

Oui, décidemment, 2009 risque d'être une année très intéressante à bien des égards....

Bonne Année à tous!



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dimanche 14 décembre 2008

La faillite éventuelle d'Etats modifiera les données géopolitiques. Premier cas, l'Islande:

Bien sûr, il est difficile de savoir si, sur le moyen terme, les différentes mesures de soutien aux banques prises dans le monde occidental permettront de stabiliser durablement la situation. Sans doute faudra-t-il encore attendre un peu pour savoir si le plus bas de la crise a été atteint ou s'il faut s'attendre, de nouveau, à des baisses boursières et des quasi-faillites d'établissements de crédit. Mais si, par malheur, les garanties financières apportées par les États ne permettaient pas de stabiliser la situation, c'est peut-être à la faillite de quelques uns de ces États, que nous serions confrontés. Les conséquences n'en seraient pas uniquement économiques. La crise est en train de déplacer les lignes de force et de pouvoir au sein de la communauté mondiale. Le premier exemple semble en être l'Islande, véritable victoire stratégique de la Russie au moment où nos chefs d'États européens et américains s'agitaient autour de l'épiphénomène de la Géorgie.

En effet, cet exemple nous montre d'une part qu'un État occidental peut lui aussi faire faillite et d'autre part que cela se répercute tout de suite sur le plan géostratégique. L'Islande, petit pays de quelque 330 000 habitants n'est pas un pays en développement. C'est au contraire un pays jeune et moderne, le plus riche par habitant des pays d'Europe du Nord, après la Norvège. Pourtant, nous pouvons affirmer que des établissements financiers locaux qui ont à la fois réalisé des investissements hasardeux à l'étranger et incité les Islandais à se surendetter l'ont conduit au pire. Le retournement de conjoncture, les mauvais placements autant que la crise américaine dite des "subprimes" ont conduit les banques islandaises au bord de la faillite, en même temps que les consommateurs étaient étranglés par la hausse spectaculaire des taux dans le pays. La réalité des chiffres fait froid dans le dos : les dettes des banques islandaises représentent environ 12 fois le PIB du pays ! Les taux d'intérêt domestiques dépassent les 15% et l'inflation culmine à 14 %. La couronne islandaise a perdu plus de 60 % de sa valeur en un an et le déficit courant approche les 20 % du P.N. B.. En attendant une aide éventuelle du F.M.I., la banqueroute a été évitée de justesse... grâce à un prêt de 4 milliards d'euros.

Qui est venu en aide à l'Islande? La Russie. Pourtant, toujours membre de l'OTAN, l'Islande fut longtemps un avant-poste des États-Unis en Atlantique Nord pour surveiller les sous-marins soviétiques. Des pays au bord du gouffre, il y en a bien d'autres sur la planète. Alors, pourquoi cette aide?

Aujourd'hui, avec les récentes découvertes de pétrole dans l'océan Arctique, les rivalités territoriales ressortent entre pays riverains. Souvenez vous du "plantage" de drapeau spectaculaire sur les fonds marins par une équipe russe il y a quelques mois. Profitant de l'indifférence des occidentaux, les Russes viennent de tirer les premiers. Bravo à eux. L'Islande ne pourra pas oublier en effet, le moment venu, qui l'a sauvée de la faillite. Avec la crise financière mondiale, la géopolitique semble reprendre ses droits. Dans la guerre qui se prépare pour l'exploitation des richesses de l'Artique, c'est peut être à un reversement d'alliance que nous venons d'assister.

L'Europe, ayant fait de l'alignement sur les États-Unis son unique politique extérieure, semble désormais atteinte de cette myopie qui depuis si longtemps atrophie l'hyper-puissance américaine. Ce n'est malheureusement pas l'équipe française actuellement en place (Sarkosy - Kouchner) qui risque d'apporter un petit peu de clairvoyance...

lundi 10 novembre 2008

LA grande info de la semaine : l’élection de Barack Obama à la maison blanche.

Il était minuit pile à Chicago (6h du matin en Europe) lorsque Barack Obama a pris la parole. Les marchés n'ont pas manqué de relever l'allusion du futur président à un avenir économique difficile et problématique, où les bonnes solutions ne couleront pas de source. Il faut en effet s'attendre à quelques errements et déceptions avant que l'Amérique soit de nouveau sur pied.
John McCain a rapidement reconnu sa défaite, qu'il reconnaît comme sienne. Il a félicité le nouveau président, remercié ses partisans et sa colistière. Colistière dont l’expérience de Gouverneur a bien mal été mis en évidence par le camp républicain qui aurait pu prendre exemple sur les solutions d’aide sociale mises en place en Alaska, autrement plus judicieuses et efficaces que les tristes augmentations d’impôts promis par le candidat démocrate. L’Alaska est en effet le seul état à avoir mis en place un système d'épargne adossé aux revenus pétroliers et qui distribue à chaque résident un dividende sur les sommes investies. Ce dividende est assimilable à un revenu minimum d'existence puisqu'il est distribué uniformément à chaque électeur, sans condition de ressource.
C'est le genre de filet social qu'a mis en place le président brésilien Lula da Silva. Le nombre de bénéficiaires s'étend à mesure que les recettes fiscales progressent et c'est en grande partie cette initiative qui l'a fait élire en pleine crise en octobre 2002.

Décidément, c'est bien le volet économique qui a torpillé la campagne de John McCain et de Sarah Palin. Etonnant, non ? Ce vote, par son ampleur tant à la Maison Blanche qu’au Congrès, est un désaveu complet de la politique républicaine incarnée jusqu’à aujourd’hui par Georges W Bush. Un désaveu de son incapacité à éradiquer le terrorisme islamique de la planète ? Non. Désaveu d’avoir agressé un état indépendant et de l’avoir transformé en foyer permanent de terrorisme ? Non. Désaveu d’avoir menti au monde entier en brandissant de fausses preuves fabriquées de toute pièce à la tribune de l’ONU ? Non… Désaveu d’une politique monétaire et d’un système de financement du marché immobilier….qui avaient été mis en place par son prédécesseur, Bill Clinton. Incroyable politique !

C'est également le volet économique qui inquiète maintenant Wall Street car Barrack Obama hérite concrètement de la pire crise qu'aient jamais connu les Etats-Unis : le risque de déception est immense alors que tous les voyants conjoncturels sont au rouge.
L'euphorie des Bobos de Wall Street aura donc été de courte durée.

Barack Obama disposera d'une large majorité au sein des deux chambres du Congrès US. Cependant, l'immensité du chantier qui l'attend et les finances exsangues de l'Etat américain (1 000 milliards de dollars de déficit budgétaire probable en 2009) laissent craindre que le début de mandat du nouveau président soit très "compliqué", même s'il sait s'entourer des meilleurs conseillers économiques.
Les fondamentaux économiques ont douché les derniers espoirs de poursuite de la période haussière amorcée le 27 octobre dernier, avec la publication aux Etats-Unis de chiffres concernant l'emploi dans le secteur privé. Le pays a perdu 240.000 emplois en octobre après 284.000 en septembre, et le taux de chômage a grimpé à 6,5%. Le chiffre est largement supérieur aux attentes. L'industrie manufacturière a supprimé 90.000 emplois en octobre, la construction 49.000 .

Par ailleurs, l'activité dans le secteur des services s'est nettement contractée aux Etats-Unis au mois d'octobre comme le démontre l'indice de l'Institute for Supply. L'ISM ressort à 44,4 ce mois-ci, contre 50,2 en septembre alors que le consensus l'attendait en baisse moins marquée, autour de 48.
Du côté des devises, l'euro repartait à la hausse pour se traiter à 1,3025 $ alors que le pétrole, plombé par les chiffres du jour, consolidait de -7,5% vers 65,3 $ -- après avoir bondi de 10% en séance la veille.
Beaucoup d'investisseurs ont reporté leurs espoirs d'une embellie boursière sur la réunion du G20 à Washington le 15 novembre prochain. La feuille de route a été dévoilée dès lundi par Nicolas Sarkozy, mais les médias ont largement passé cette présentation sous silence, tant l'ensemble des rédactions était mobilisées par l'élection de Barack Obama.

"L'Amérique est un pays où tout est possible", a dit Barack Obama dans son discours de victoire. Peut être est il possible pour un métis afro-américain d’être élu, mais « tout » n’est pas pour autant possible. On ne peut toujours pas devenir riche en dépensant de l'argent. Il n'est toujours pas possible non plus de sauver un homme surendetté en lui accordant plus de crédits. Et cela signifie qu'une chute provoquée par un surplus de dettes ne peut pas être simplement effacée. Vous pouvez la déguiser. Vous pouvez la retarder. Vous pouvez faire retomber les pertes sur quelqu'un d'autre. Mais vous ne pouvez pas y échapper.

Un analyste britannique écrivait la semaine dernière :
"La position actuelle des Etats-Unis est proche de celle de la Grande-Bretagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Grande-Bretagne dominait le monde sur le plan économique, politique et militaire et détenait la devise de réserve mondiale. Mais en 1946, son pouvoir militaire avait été mis à rude épreuve et elle s'est retrouvée gravement surendettée. Les Etats-Unis ont pris la place de numéro un et le dollar est devenu la devise de réserve mondiale, la livre sterling ayant chuté de 5 pour 1 en 1946 à 1 pour 1, quatre décennies plus tard. Le problème de la devise de réserve mondiale, c'est que l'on produit beaucoup plus de cette devise qu'il n'est nécessaire pour les besoins de l'économie domestique. Pendant des décennies, les Etats-Unis ont produit bien plus de dollars qu'il n'en fallait et ce n'était pas un problème tant que les autres pays étaient prêts à acheter et à garder ces dollars. Mais ces dollars existent toujours. Les autres pays perdent peu à peu confiance et tous ces dollars vont finir par revenir... "
Alors que les politologues et politiciens y allaient de leurs commentaires dans tous les médias, les observateurs économiques, eux, se penchaient avec inquiétude sur une étude du cabinet Moody's selon laquelle trente états américains étaient en récession en septembre alors que dix-neuf autres menaceraient d'y entrer prochainement.
Le programme d'Obama pour rétablir l'économie américaine a séduit. Il doit désormais faire ses preuves, aussi bien en ce qui concerne la régulation des fonds spéculatifs, le renforcement des obligations de transparence dans les institutions financières ou que le contrôle accru des actionnaires sur les rémunérations et les bonus des dirigeants...

Bref, cela promet de sérieux changements à Wall Street, les marchés le savent.

La semaine se terminait de façon moins critique que les opérateurs le redoutaient jeudi soir. Au rang des bonnes nouvelles potentielles, les parlementaires démocrates étudieraient d'ores et déjà un plan de relance de 60 à 100 milliards de dollars pour ce mois de novembre, dont une partie serait en faveur des constructeurs automobiles américains. General Motors a dévissé de 10% vendredi suite à une perte 7,35 $ par action... c'est à peine concevable pour un titre qui vaut à peine plus de 4,00 $.
Le Fonds monétaire international avait dressé jeudi dernier un tableau plutôt noir pour l'économie des pays développés en 2009. Le PIB reculerait désormais de 0,7% aux Etats-Unis et de 0,5% en Europe (-1,3% au Royaume-Uni). La croissance dans les pays émergents ralentirait fortement à 5% en 2009. Le PIB mondial augmenterait de 3,7% en 2008 et de 2,2% en 2009, contre des taux de croissance de respectivement 3,9% et 3,0% attendus précédemment.

Avec de telles perspectives, les investisseurs (BCE, Fed, pays asiatiques) tablent également sur de nouveaux assouplissements monétaires en décembre. Mais ceux de jeudi n'ont eu aucun effet positif comme en témoigne la chute "historique" de 6,5% des places européennes et de 5% à Wall Street. Tout se passe comme si la baisse des taux ne faisait qu'exacerber le sentiment que la conjoncture économique est devenue "critique", le concept de dépression n'est pas très loin.

De ce fait, de nombreuses entreprises atteignent des niveaux de cours qui les désignent pour une rafale d'OPA ou d'OPE hostiles. Cependant, de telles opérations sont difficiles à mettre en oeuvre sans le concours des banques. Les lignes de crédit accordées pour de telles opérations -sont devenues rares.

Quelles orientations prendre ?


Est-ce que ça y est, est ce que nous sommes sauvés ? Les banques centrales et les gouvernements de la planète, héroïques, sont entrés en scène et ont assommé le marché baissier à grands coups de milliards de dollars.

Recapitalisation des banques, garanties à tous les niveaux, injection de liquidités... Partout dans le monde, les autorités ont collaboré pour éloigner le système bancaire du gouffre au bord duquel il vacillait.
On croit rêver.
Le risque a-t-il disparu ? Qu'en est-il des milliers de milliards de dollars de produits structurés (swaps, CDO et autre CDS) qui flottent toujours au-dessus de nos têtes comme un nuage toxique ? Ont-ils été liquidés ? Et puis... où les gouvernements sont-ils allés trouver tout cet argent ?
Pour autant que nous puissions en juger, les dernières mesures ne font que rajouter une couche de ce qui a mis le système dans un tel pétrin : toujours plus de cash, toujours plus de crédit facile. Une couche supplémentaire de garanties.
Et quelle couche ! 500 milliards par ici, 250 milliards par là... Rien que pour l'Union européenne, on annonçait hier une enveloppe de 1 700 milliards de dollars au total. Et que se passera-t-il si cette garantie doit jouer ?
Non, on n'a pas résolu la crise. On a simplement reculé pour mieux sauter. La récession mondiale est désormais une réalité avec laquelle il faut compter. Augmentation du chômage, baisse des revenus... avec quoi les gouvernements vont-ils payer leurs engagements ? Une fois encore, on se retrouve obligé d'éteindre les incendies de court terme au détriment des générations futures. Résumons-nous : suite à l'effondrement de la bulle du crédit (causée par un excès de liquidités et de crédit facile), les autorités injectent encore plus de liquidités et de crédit dans le système pour tenter de regonfler ladite bulle.
Eh oui ! Même si le système bancaire est effectivement sauvé, l'équation de base (inflation monétaire + récession économique) est toujours là...à la puissance 1 700 milliards.
Alors, concrètement, vers quoi s’orienter ?
Une logique nous semble plus que jamais d’actualité. Orientons nous sur du basique. Nos investissements doivent suivre la logique des besoins, pas des modes.
Les fonds Euro de certaines compagnies d’assurance peuvent sembler intéressants. N’oublions pas que CSG/RDS seront de 12.1% en 2009, que l’inflation tourne autour de 3.2%, que vous devrez vous acquitter d’un PLF ou d’une imposition à votre TMI sur vos retraits. Bref, les fonds Euro peuvent vous faire espérer dans les meilleurs des cas un maintien de votre patrimoine, dans la majorité des cas limiter les pertes, mais pas une augmentation de votre patrimoine. Or, c’est certain, c’est dans les périodes troublées que les vraies opportunités se présentent.
Sur le marché actions, quelques belles perspectives vont se présenter dans un avenir prochain. Ne perdons pas de vue les équipementiers. Qui dit plans de relance dit infrastructures et équipements. Alsthom, Bouygues, Areva, EDF, Lafarge devraient en profiter. Ne perdez pas de vue les banques. Sauvées par les gouvernements, elles resserrent les conditions de crédits et augmentent leurs marges au détriment des volumes. C’est bon pour leur capitalisation. Il y a aussi quelques sociétés dont la capitalisation aujourd’hui dépasse à peine le montant de leurs fonds propres, elles sont appelées à grimper. Tout cela, bien sûr, dans une logique patrimoniale, c'est-à-dire que nous ne sommes pas dans un raisonnement spéculatif à court terme, mais dans un objectif de moyen terme.
Sur le marché des métaux, l’or n’a pas connu l’envolée que l’on est en droit d’attendre de sa part dans un tel contexte. La remontée récente des cours, même si elle n’a d’autre réalité que la spéculation à court terme, met l’or à un prix accessible.
La prudence est de mise sur les PME. Les conditions de crédits actuelles les fragilisent terriblement. Notre attention d’investisseurs nous portera plutôt, dans cette catégorie, sur les entreprises non cotées, moins sensibles aux aléas conjoncturels.





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Quoi de neuf?

LA grande info de la semaine : l’élection de Barack Obama à la maison blanche.

Il était minuit pile à Chicago (6h du matin en Europe) lorsque Barack Obama a pris la parole. Les marchés n'ont pas manqué de relever l'allusion du futur président à un avenir économique difficile et problématique, où les bonnes solutions ne couleront pas de source. Il faut en effet s'attendre à quelques errements et déceptions avant que l'Amérique soit de nouveau sur pied.

John McCain a rapidement reconnu sa défaite, qu'il reconnaît comme sienne. Il a félicité le nouveau président, remercié ses partisans et sa colistière. Colistière dont l’expérience de Gouverneur a bien mal été mis en évidence par le camp républicain qui aurait pu prendre exemple sur les solutions d’aide sociale mises en place en Alaska, autrement plus judicieuses et efficaces que les tristes augmentations d’impôts promis par le candidat démocrate. L’Alaska est en effet le seul état à avoir mis en place un système d'épargne adossé aux revenus pétroliers et qui distribue à chaque résident un dividende sur les sommes investies. Ce dividende est assimilable à un revenu minimum d'existence puisqu'il est distribué uniformément à chaque électeur, sans condition de ressource.

C'est le genre de filet social qu'a mis en place le président brésilien Lula da Silva. Le nombre de bénéficiaires s'étend à mesure que les recettes fiscales progressent et c'est en grande partie cette initiative qui l'a fait élire en pleine crise en octobre 2002.

Décidément, c'est bien le volet économique qui a torpillé la campagne de John McCain et de Sarah Palin. Etonnant, non ? Ce vote, par son ampleur tant à la Maison Blanche qu’au Congrès, est un désaveu complet de la politique républicaine incarnée jusqu’à aujourd’hui par Georges W Bush. Un désaveu de son incapacité à éradiquer le terrorisme islamique de la planète ? Non. Désaveu d’avoir agressé un état indépendant et de l’avoir transformé en foyer permanent de terrorisme ? Non. Désaveu d’avoir menti au monde entier en brandissant de fausses preuves fabriquées de toute pièce à la tribune de l’ONU ? Non… Désaveu d’une politique monétaire et d’un système de financement du marché immobilier….qui avaient été mis en place par son prédécesseur, Bill Clinton. Incroyable politique !

C'est également le volet économique qui inquiète maintenant Wall Street car Barrack Obama hérite concrètement de la pire crise qu'aient jamais connu les Etats-Unis : le risque de déception est immense alors que tous les voyants conjoncturels sont au rouge.

L'euphorie des Bobos de Wall Street aura donc été de courte durée.

Barack Obama disposera d'une large majorité au sein des deux chambres du Congrès US. Cependant, l'immensité du chantier qui l'attend et les finances exsangues de l'Etat américain (1 000 milliards de dollars de déficit budgétaire probable en 2009) laissent craindre que le début de mandat du nouveau président soit très "compliqué", même s'il sait s'entourer des meilleurs conseillers économiques.

Les fondamentaux économiques ont douché les derniers espoirs de poursuite de la période haussière amorcée le 27 octobre dernier, avec la publication aux Etats-Unis de chiffres concernant l'emploi dans le secteur privé. Le pays a perdu 240.000 emplois en octobre après 284.000 en septembre, et le taux de chômage a grimpé à 6,5%. Le chiffre est largement supérieur aux attentes. L'industrie manufacturière a supprimé 90.000 emplois en octobre, la construction 49.000 .

Par ailleurs, l'activité dans le secteur des services s'est nettement contractée aux Etats-Unis au mois d'octobre comme le démontre l'indice de l'Institute for Supply. L'ISM ressort à 44,4 ce mois-ci, contre 50,2 en septembre alors que le consensus l'attendait en baisse moins marquée, autour de 48.

Du côté des devises, l'euro repartait à la hausse pour se traiter à 1,3025 $ alors que le pétrole, plombé par les chiffres du jour, consolidait de -7,5% vers 65,3 $ -- après avoir bondi de 10% en séance la veille.

Beaucoup d'investisseurs ont reporté leurs espoirs d'une embellie boursière sur la réunion du G20 à Washington le 15 novembre prochain. La feuille de route a été dévoilée dès lundi par Nicolas Sarkozy, mais les médias ont largement passé cette présentation sous silence, tant l'ensemble des rédactions était mobilisées par l'élection de Barack Obama.

"L'Amérique est un pays où tout est possible", a dit Barack Obama dans son discours de victoire. Peut être est il possible pour un métis afro-américain d’être élu, mais « tout » n’est pas pour autant possible. On ne peut toujours pas devenir riche en dépensant de l'argent. Il n'est toujours pas possible non plus de sauver un homme surendetté en lui accordant plus de crédits. Et cela signifie qu'une chute provoquée par un surplus de dettes ne peut pas être simplement effacée. Vous pouvez la déguiser. Vous pouvez la retarder. Vous pouvez faire retomber les pertes sur quelqu'un d'autre. Mais vous ne pouvez pas y échapper.

Un analyste britannique écrivait la semaine dernière :

"La position actuelle des Etats-Unis est proche de celle de la Grande-Bretagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Grande-Bretagne dominait le monde sur le plan économique, politique et militaire et détenait la devise de réserve mondiale. Mais en 1946, son pouvoir militaire avait été mis à rude épreuve et elle s'est retrouvée gravement surendettée. Les Etats-Unis ont pris la place de numéro un et le dollar est devenu la devise de réserve mondiale, la livre sterling ayant chuté de 5 pour 1 en 1946 à 1 pour 1, quatre décennies plus tard. Le problème de la devise de réserve mondiale, c'est que l'on produit beaucoup plus de cette devise qu'il n'est nécessaire pour les besoins de l'économie domestique. Pendant des décennies, les Etats-Unis ont produit bien plus de dollars qu'il n'en fallait et ce n'était pas un problème tant que les autres pays étaient prêts à acheter et à garder ces dollars. Mais ces dollars existent toujours. Les autres pays perdent peu à peu confiance et tous ces dollars vont finir par revenir... "

Alors que les politologues et politiciens y allaient de leurs commentaires dans tous les médias, les observateurs économiques, eux, se penchaient avec inquiétude sur une étude du cabinet Moody's selon laquelle trente états américains étaient en récession en septembre alors que dix-neuf autres menaceraient d'y entrer prochainement.

Le programme d'Obama pour rétablir l'économie américaine a séduit. Il doit désormais faire ses preuves, aussi bien en ce qui concerne la régulation des fonds spéculatifs, le renforcement des obligations de transparence dans les institutions financières ou que le contrôle accru des actionnaires sur les rémunérations et les bonus des dirigeants... Bref, cela promet de sérieux changements à Wall Street, les marchés le savent.

La semaine se terminait de façon moins critique que les opérateurs le redoutaient jeudi soir. Au rang des bonnes nouvelles potentielles, les parlementaires démocrates étudieraient d'ores et déjà un plan de relance de 60 à 100 milliards de dollars pour ce mois de novembre, dont une partie serait en faveur des constructeurs automobiles américains. General Motors a dévissé de 10% vendredi suite à une perte 7,35 $ par action... c'est à peine concevable pour un titre qui vaut à peine plus de 4,00 $.

Le Fonds monétaire international avait dressé jeudi dernier un tableau plutôt noir pour l'économie des pays développés en 2009. Le PIB reculerait désormais de 0,7% aux Etats-Unis et de 0,5% en Europe (-1,3% au Royaume-Uni). La croissance dans les pays émergents ralentirait fortement à 5% en 2009. Le PIB mondial augmenterait de 3,7% en 2008 et de 2,2% en 2009, contre des taux de croissance de respectivement 3,9% et 3,0% attendus précédemment.

Avec de telles perspectives, les investisseurs (BCE, Fed, pays asiatiques) tablent également sur de nouveaux assouplissements monétaires en décembre. Mais ceux de jeudi n'ont eu aucun effet positif comme en témoigne la chute "historique" de 6,5% des places européennes et de 5% à Wall Street. Tout se passe comme si la baisse des taux ne faisait qu'exacerber le sentiment que la conjoncture économique est devenue "critique", le concept de dépression n'est pas très loin.

De ce fait, de nombreuses entreprises atteignent des niveaux de cours qui les désignent pour une rafale d'OPA ou d'OPE hostiles. Cependant, de telles opérations sont difficiles à mettre en oeuvre sans le concours des banques. Les lignes de crédit accordées pour de telles opérations -sont devenues rares.

Quelles orientations prendre ?

Est-ce que ça y est, est ce que nous sommes sauvés ? Les banques centrales et les gouvernements de la planète, héroïques, sont entrés en scène et ont assommé le marché baissier à grands coups de milliards de dollars.

Recapitalisation des banques, garanties à tous les niveaux, injection de liquidités... Partout dans le monde, les autorités ont collaboré pour éloigner le système bancaire du gouffre au bord duquel il vacillait.

On croit rêver.

Le risque a-t-il disparu ? Qu'en est-il des milliers de milliards de dollars de produits structurés (swaps, CDO et autre CDS) qui flottent toujours au-dessus de nos têtes comme un nuage toxique ? Ont-ils été liquidés ? Et puis... où les gouvernements sont-ils allés trouver tout cet argent ?

Pour autant que nous puissions en juger, les dernières mesures ne font que rajouter une couche de ce qui a mis le système dans un tel pétrin : toujours plus de cash, toujours plus de crédit facile. Une couche supplémentaire de garanties.

Et quelle couche ! 500 milliards par ici, 250 milliards par là... Rien que pour l'Union européenne, on annonçait hier une enveloppe de 1 700 milliards de dollars au total. Et que se passera-t-il si cette garantie doit jouer ?

Non, on n'a pas résolu la crise. On a simplement reculé pour mieux sauter. La récession mondiale est désormais une réalité avec laquelle il faut compter. Augmentation du chômage, baisse des revenus... avec quoi les gouvernements vont-ils payer leurs engagements ? Une fois encore, on se retrouve obligé d'éteindre les incendies de court terme au détriment des générations futures. Résumons-nous : suite à l'effondrement de la bulle du crédit (causée par un excès de liquidités et de crédit facile), les autorités injectent encore plus de liquidités et de crédit dans le système pour tenter de regonfler ladite bulle.

Eh oui ! Même si le système bancaire est effectivement sauvé, l'équation de base (inflation monétaire + récession économique) est toujours là...à la puissance 1 700 milliards.

Alors, concrètement, vers quoi s’orienter ?

Une logique nous semble plus que jamais d’actualité. Orientons nous sur du basique. Nos investissements doivent suivre la logique des besoins, pas des modes.

Les fonds Euro de certaines compagnies d’assurance peuvent sembler intéressants. N’oublions pas que CSG/RDS seront de 12.1% en 2009, que l’inflation tourne autour de 3.2%, que vous devrez vous acquitter d’un PLF ou d’une imposition à votre TMI sur vos retraits. Bref, les fonds Euro peuvent vous faire espérer dans les meilleurs des cas un maintien de votre patrimoine, dans la majorité des cas limiter les pertes, mais pas une augmentation de votre patrimoine. Or, c’est certain, c’est dans les périodes troublées que les vraies opportunités se présentent.

Sur le marché actions, quelques belles perspectives vont se présenter dans un avenir prochain. Ne perdons pas de vue les équipementiers. Qui dit plans de relance dit infrastructures et équipements. Alsthom, Bouygues, Areva, EDF, Lafarge devraient en profiter. Ne perdez pas de vue les banques. Sauvées par les gouvernements, elles resserrent les conditions de crédits et augmentent leurs marges au détriment des volumes. C’est bon pour leur capitalisation. Il y a aussi quelques sociétés dont la capitalisation aujourd’hui dépasse à peine le montant de leurs fonds propres, elles sont appelées à grimper. Tout cela, bien sûr, dans une logique patrimoniale, c'est-à-dire que nous ne sommes pas dans un raisonnement spéculatif à court terme, mais dans un objectif de moyen terme.

Sur le marché des métaux, l’or n’a pas connu l’envolée que l’on est en droit d’attendre de sa part dans un tel contexte. La remontée récente des cours, même si elle n’a d’autre réalité que la spéculation à court terme, met l’or à un prix accessible.

La prudence est de mise sur les PME. Les conditions de crédits actuelles les fragilisent terriblement. Notre attention d’investisseurs nous portera plutôt, dans cette catégorie, sur les entreprises non cotées, moins sensibles aux aléas conjoncturels.


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