lundi 18 février 2013

Quand un ministre de gôche découvre les lettres de cachet


Ah, je les aime les socialos bobos, vous savez, ceux qui se disent les héritiers de la révolution, les adorateurs des pseudo "Lumières", les pourfendeurs du "despotisme"! Sombres opportunistes qui ne savent même pas ce qu'ils professent et qui sont toujours prêts à se conduire en hobereaux despotes.


Tenez, prenez le cas tout récent, datant de la semaine passée, de cette affaire de viande de cheval vendue en lieu et place de viande de boeuf. La société Spanghero est elle coupable, a-t-elle revendu cette viande à l'insu de son plein gré ou en toute connaissance de cause? 
Vous n'en savez rien, je n'en sais rien, les uns affirmant avoir des factures libellées pour de la viande de boeuf, les autres, après trois heures d'enquête, affirmant que sur les dites factures figure le code 032 (nous aurons au moins appris quelque chose dans cette affaire....) correspondant à la viande de cheval... Une chose est certaine, toute l'Europe étant touchée et la société Spanghero ne livrant pas toute l'Europe, il y a derrière tout cela une vaste escroquerie. 

Vous ne savez pas le rôle exact de la société Spanghero, je ne sais pas le rôle exact de la société Spanghero, mais le ministre, lui, Il Sait! 
Voici que frappe la justice toute puissante du ministre. Sur la foi du rapport administratif que lui ont remis les fonctionnaires, le ministre a tranché et 700 têtes sont tombées! Pas de débat contradictoire, pas d'enquête, le ministre, tel un hobereau despote des temps que nous croyions révolus a prononcé la sentence et délivré la lettre de cachet. 

Que les grands principes de Monsieur de Montesquieu sont ils devenus? Quelqu'un sait il encore dans ce gouvernement de gôche ce que "séparation des pouvoirs" veut dire? Nous voici en face d'un ministre, tenant du pouvoir exécutif, qui se mêle de trancher un litige de droit commercial. Car qu'est ce donc, cette affaire, qu'un litige de droit commercial? Des entreprises ont acheté à un prestataire de la viande bovine et se sont vu livrer de la viande de cheval. Il y a tromperie sur la marchandise et, en théorie, ce sont les tribunaux qui doivent régler ce litige. Sinon, à quoi servent ils?
Y a-t-il eu mise en danger de la vie d'autrui? Absolument pas. Y a-t-il eu risque sanitaire? Pas le moins du monde. Alors comment se justifie, sur quel fondement du droit se justifie l'oukase gouvernemental? Sur le mépris de la république, le mépris de l'Etat de droit, le mépris de la justice, le mépris du petit peuple des travailleurs.

Ces Saint Just aux petits pieds, ces "sans culottes et sans cervelle" sont dangereux. La Vième république donne de grands pouvoirs à l'exécutif afin d'être réactif en cas de danger et de risque pour la population. Mais ces pouvoirs nécessitent d'être confiés à des gens responsables, disposant de structures morale et intellectuelles solides. Nos neo-bourgeois, nos bobos, ignares, incultes et sans rigueur morale et intellectuelle abusent chaque jour des pouvoirs dont ils disposent. C'est comme cela que naissent les périodes de terreur, de violence, de répression, de despotisme et finalement, de révolte et de révolution.... 
Saurons nous chasser ces bourgeois, ces héritiers de 1793, ces tyrans?

jeudi 31 janvier 2013

Grace aux Bobos, nous crions bientôt "Vive le Roy!"


J'aime les Bobos-bourgeois! Je les aime quand, n'ayant plus d'argument, ne sachant, au nom de leur soit- disant "raison", quoi argumenter pour justifier par l'esprit et pour le bien ce qui n'est inspiré que par la haine, le nihilisme et le Mal, ils nous avancent comme une évidence l'argument massue du "D'autres pays l'ont fait, la France ne peut être en retard!"

Ah! Comme ces mots sonnent doux à mes oreilles! Comme je les approuve du plus profond de mon coeur, comme le sang de mes aïeux se voit enfin récompensé de la fange que les criminels, alors adeptes des "Lumières" et de la "Raison", leur ont donné de connaître!

Oui, oui, mes doux maîtres bobos, vous avez raison, mille fois raison et je ne doute pas un instant que vous saurez, dans la continuité, dans la logique de ce puissant argument avancé pour ce que vous croyez le bien de quelques homosexuels, appliquer ce principe de si haute tenue au bien de tous.

Ainsi donc la Belgique, les Pays Bas, la Norvège, la Suède, L'Espagne, le Danemark deviennent pour vous des modèles de modernité, de dynamisme, de vertu. Vous n'en pouvez plus de les citer en exemple, en modèle, ne jurant que par leur clairvoyance et leur sagesse. Vous a-t-il échappé qu'il s'agit là de monarchies? La Grande Bretagne, qui, si elle n'a institutionnalisé le mariage homosexuel a instauré un régime d'union civile calqué sur celui-ci, est aussi une monarchie. Comme il est agréable de vous voir, de vous entendre, chers héritiers de la révolution, chers républicains de tous poils, chantres de cette démocratie "représentative" chanter les louanges des monarques et de leurs monarchies! Jusqu'au pire d'entre vous, ce pitre sanguinaire, ce génocidolâtre qui, après avoir défendu les couleurs d'une idéologie reconnue génocidaire par les instances internationales, prend la défense du boucher Robespierre qui cite sur Radio France le Royaume du Danemark (ça ne s'invente pas, tout de même... "Il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark" disait déjà Shakespeare) en exemple...

Chers Bobos-bourgeois, puisque je vois que le grand vide abyssal de votre pensée vous attire irrésistiblement vers le retour à la barbarie et à la bestialité, puisque l'indigence de votre philosophie vous conduit à une perte totale de ce qu'est, de ce que put être l'humanisme, je vous propose de ne plus essayer de comprendre, de ne plus essayer de justifier, de ne plus essayer d'argumenter. Non, contentez vous de cette ligne simple, belle, pure, "si la Belgique, les Pays Bas, La Grande Bretagne, la Norvège, la Suède, le Danemark et l'Espagne le font, c'est que c'est bien et la France ne peut être en retard ni en retrait par rapport à ces lumières de l'Europe"! C'est tout, il n' y a rien à ajouter. Une telle évidence se passe de commentaire. Il nous suffit d'appliquer ce principe en toutes choses, à commencer par la plus importante, la gouvernance. 

Si la Belgique, les Pays Bas, La Grande Bretagne, la Norvège, la Suède, le Danemark et l'Espagne, lumières de l'Europe, sont des monarchies, alors ADOPTONS LA MONARCHIE! 

Et VIVE LE ROY! 

jeudi 24 janvier 2013

Un petit peu de pudeur!


Un petit peu de pudeur, Messieurs et Mesdames les journalistes! Il n'est possible d'allumer sa radio ou sa télévision, d'ouvrir un journal sans entendre, voir, lire "Florence" par ci "Florence" par là, "C'est un soulagement", "Après 7 ans, elle rentre enfin en France", "Le Nord Pas de Calais attend le retour de Florence....", " Florence atterrit à 14h30"............

Si le bonheur d'une mère (qui occupe "bien" l'espace médiatique) est respectable, un minimum de bienséance de la part des journalistes exigerait, au nom des dizaines de mères, d'enfants, de parents qui ont été victimes de la violence, quelques fois même de la barbarie du gang auquel Mademoiselle Cassez appartenait, une certaine retenue, voire discrétion.

Lequel, au lieu de se précipiter pour accueillir une criminelle en héros, osera diffuser l'interview de ces victimes d'enlèvements racontant comment "la Française" les nourrissait dans la cabane sordide dans laquelle ils étaient séquestrés à l'intérieur du ranch? Lequel diffusera le témoignage d'un ancien membre du gang racontant que les cibles étaient choisies par Israel et Florence qui en gardaient le secret jusqu'au dernier moment? Qui diffusera le témoignage de Isabel Miranda de Wallace, Présidente de l'association "Alto al Secuestro" pour qui la culpabilité de Mademoiselle Cassez ne fait aucun doute? 20 minutes qui, il y a deux ans, révélait que le père de Florence Cassez avait menti en disant qu'il ne connaissait pas le chef de gang Israel Vallenta alors que des photos les montrent ensemble en train de trinquer, de jouer au billard et de visiblement bien s'amuser, nous sert aujourd'hui du "j'ai toujours été libre dans ma tête" avec une photo complaisante.

C'est fou comme nos Bobos-bourgeois, si universalistes, si anti patriotes, si cosmopolites ont des réactions grégaires et xénophobes dans la défense des franco-délinquants. Quelques voies s'en étaient émues au moment de l'affaire Strauss Khan, nous pensions avoir atteint les limites de la décence avec la défense du pédophile Polanski. Et bien non, voici que sans aucune pudeur, la presse française, unanime, fête le retour de sainte Florence,  "la gentille maîtresse" du chef d'un des plus redoutables gangs de Mexico.

Au nom de ma France, de ses valeurs, de sa tradition, de son amour de la justice et de la paix, j'implore toutes les victimes du gang des “Zodiacos” et les assure de ma compassion et de mes prières. Non, vraiment, la Bobo-bourgeoisie n'est pas la France.

vendredi 7 octobre 2011

Tiangong-1 ou la réponse à nos pauvres socialos englués…

(article paru sur Nouvelles de France)

Tribune libre de Thibault Doidy de Kerguelen*

Connaissez-vous Tiangong-1 ? C’est peu probable ! Il s’agit du premier module de la station orbitale chinoise, mis en place avec succès jeudi. Oui, vous avez bien lu : la Chine lance un vaste plan de conquête de l’espace. L’« empire du Milieu » pose tranquillement son « Meccano de l’espace » autour de notre planète.

Un plan secret, non dévoilé au public qui, très probablement comprend un volet militaire. Alors que la soi-disante « première puissance mondiale » n’a plus aucun vecteur capable de transporter ses astronautes, qu’elle est obligée de louer des places sur les vols russes (l’Histoire est une éternelle farceuse…), que l’Europe n’a jamais été capable de mettre en chantier seule un véritable projet et s’est associée aux Américains et aux Russes, les Chinois, eux, disposent non seulement de la technique et de la science – ce qui est assez surprenant pour bon nombre d’observateurs et laisse présager une maitrise des vecteurs et des technologies d’armement dont les occidentaux ne les croyaient pas capables avant plusieurs dizaines d’années – mais aussi des moyens financiers, des infrastrucutures, des moyens humains et d’un projet national.

En quoi cela nous concerne-t-il ? Oh, c’est très simple. Ce qui fait la force, la puissance et la capacité de domination d’une Nation, c’est justement d’avoir un projet national, de mettre en place des moyens, des hommes et des infrastrucures pour le mener à bien. Il en fut ainsi de la France et du Royaume Uni au XIXe siècle, des Etats-Unis au XXe siècle. La Chine a décidé de dominer le monde au XXIe siècle. Que répondons-nous ? Obama propose de creuser encore un peu plus le trou de sa dette, les candidats socialistes à notre élection présidentielle de nationaliser les banques, Sarkozy de jouer au Risk avec plus faible que lui. Quel fossé ! Quelle indigence politique dans ce personnel politique occidental corrompu, compassé, sans ambition autre que personnelle, sans projet, sans panache, sans charisme !

Tiraillées entre l’obscurantisme d’un islam rétrograde et le développementisme triomphant de la Chine, quelle sera la réaction et la force des puissances occidentales ? Nous en avons eu un triste aperçu il y a deux jours. Nationaliser les banques (quand la Chine, qui a conservé un fort appareil bancaire d’Etat, a justement fait le chemin inverse), mettre des barrières douanières (quand le Chine représente aujourd’hui le plus gros potentiel de développement de notre faible industrie), transformer notre outils de production pour fabriquer de gentilles éoliennes et des panneaux solaires (quand la Chine construit des réacteurs nucléaires et des barrages hydrauliques géants), limiter l’usage de l’automobile et favoriser les petits véhicules (quand la Chine devient le premier importateur de Mercedes, Porsche, Audi, Rolls, Ferrari etc…), multiplier les pistes cyclables pour inciter, comme au bon vieux temps de l’occupation, les Français à utiliser « la petite reine » (Quand la Chine expose dans des musées des spécimens de l’époque maoïste comme vestiges d’une époque révolue…).

La Chine est la preuve vivante du mensonge politique qui règne en Occident. Non, notre modèle de développement n’est pas suranné ni dépassé, il est simplement appliqué par ceux qui nous dament le pion. Non, l’économie sociale n’est pas viable sans création de richesses et oui, la création de richesses implique le transfert d’une partie d’entre elles d’un endroit à un autre de la planète. Mais comme la nature a horreur du vide, ceux qui, pour des raisons idéologiques, se refusent à appliquer ces règles se condamnent à les subir et à se soumettre au diktat de ceux qui les respectent. Debout, France, il est temps que tu bouscules ces chancres qui t’endorment et que tu reprennes ton rôle… d’avant-garde !

mercredi 4 mai 2011

Tous derrière Jouanno!

Les quotas sont illégaux!

Deo gracias! La loi sera respectée (enfin!)!

Dieu bénisse Madame la Ministre Chantal Jouanno qui l'annonce tout à fait officiellement dans la Pravda, euh, pardon, Le Monde aujourd'hui! Ce sont ses propres propos: "Nous cherchons d'éventuels éléments pénaux, parce que c'est illégal d'instaurer des quotas. On cherche un délit éventuel. On n'est pas dans la chasse aux sorcières"

Youpee! Finis les quotas de femmes dans les partis politiques! Finis les quotas de femmes dans les CA des entreprises! Decoin au pénal avec ses quotas de djeuns de banlieues!

La France se libère enfin de la pesanteur du carcan raciste qui anime sa bourgeoisie.

Bravo, Madame le ministre, sachez que nous vous soutiendrons dans ce combat qui sera, n'en doutons pas difficile. Oui, les valeurs françaises de mérite, de travail, d'honneur sont les seules qui doivent avoir cour; l'appartenance à une race, une ethnie, un sexe ou une religion ne doivent, dans notre pays, donner aucun droit particulier. C'est cela l'humanisme, c'est cela le fondement de la particularité française.
Merci Madame Jouanno de l'avoir rappelé avec autant de force et merci de l'avoir affirmé dans un journal si prompt à défendre le racisme, le communautarisme et la politique des quotas!

Tous derrière Jouanno, Halte aux quotas!

jeudi 7 avril 2011

Putain, 30 ans!


Il y 30 ans, à l'heure où j'écris ces lignes, j'étais en garde à vue dans les bureaux du SRPJ, à Brest.

Motif du délit: "Atteinte au monopole d'Etat sur la radiotélédiffusion", un délit qui n'existe plus, un concept que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître..... et encore moins comprendre.

Radio Brest Atlantique fut la dernière grande saisie de radio libre du l'ère giscardienne. Nous avions déjà dépassé le concept de radio pirate. Il ne s'agissait plus d'émettre pour affirmer la possibilité d'émettre, sans préoccupation d'audience ou de contenu. Notre objectif était de défier le pouvoir politique dans l'affirmation du droit à la liberté d'expression. Tout était conçu dans cet unique objectif. Une équipe d'une dizaine de personnes avait travaillé plusieurs semaines en amont pour préparer des émissions, quelques fois les enregistrer, selon une grille de programmes établie et affichée dans le studio. Le studio lui-même, grâce à la complicité du maire de Brest, Francis Le Blé, était installé dans un salon vitré de la mairie de manière à être vu de tous. Plusieurs jours avant le début des émissions, nous avions placardé des affiches dans toute la ville pour annoncer à la population la création de la radio, sa fréquence et ses heures de diffusion. Un communiqué avait été envoyé à l'ensemble de la presse locale et nationale. Le Parti Socialiste nous avait détaché le soutien de quelques parisiens parmi lesquels Maurice Seveno dont la popularité à l'époque nous assurait une couverture média et Rémy Devèze, authentique technicien, je dirais magicien, qui, en quelques heures optimisa nos installations et créa l'identité sonore de la radio, identité que nous conservâmes d'ailleurs jusqu'à la fin.

Je ne reviendrai pas sur les évènements, la saisie, les moments cocasses de ma garde à vue, face au commissaire Le Taillanter, venu tout exprès à Brest... Tout cela est raconté par un ancien de la radio sur radio brest atlantique.

La grave question qui se pose à moi 30 ans plus tard, c'est "où en sommes nous?". Où en sommes nous de la liberté d'expression, où en sommes nous de la démocratie directe que nous voulions promouvoir? "Vous voulez la parole? Prenez la!" Tel était le premier slogan de RBA qui se transforma ensuite en "L'antenne est à vous!"

Nous pensions innocemment que la conquête de nouveaux vecteurs de communication nous en rendrait maîtres et que notre idéal de liberté s'imposerait puisque véhiculé par nous, sur des espaces conquis.... par nous. Hélas, que d'illusions! La paysage radiophonique d'aujourd'hui n'est divers que dans sa forme, dans sa différentiation de ton et dans la régie publicitaire (quoi que...) qui alimentent les différentes enseignes. La pesanteur de la bien pensance, la lourdeur de la bourgeoisie au pouvoir, l'arsenal législatif qui réprime l'expression d'opinions sont aujourd'hui plus castrateurs encore qu'il y a trente ans.
Ecoutez, juste pour vous remémorez, les "comiques" de l'époque. Croyez vous qu'aujourd'hui il leur serait permis de dire ce qu'ils disaient? Et les chanteurs? Dans les années 70, nous connaissions les chanteurs engagés opposés au pouvoir, nous entendions leurs chansons. Qu'en est il aujourd'hui? Quand Maxime Le Forestier chantait "parachutiste", il y avait des manifestations, des cris, mais ni interdiction ni bannissement. Quand aujourd'hui de jeunes artistes chantent leur opposition à l'idéologie en place, ou même de "grands" artistes qui furent adulés parce que "politiquement conformes" et qui ont le malheur d'exprimer autre chose, on les fait se rétracter comme Florent Pagny ou on pose sur eux la lourde chape de plomb, comme Pierre Perret (écoutez avec attention le texte!!) ....

Les espaces de liberté se sont déportés sur un nouveau vecteur, internet. Existera-t-il encore longtemps sous la forme que nous lui connaissons? Loi après loi, pression après pression, nous voyons des FAI autorisées à supprimer des connections sans décision judiciaire, des hébergeurs lourdement incités à refuser l'hébergement de certains sites ou contenu d'opinion, des entreprises encouragées à utiliser des logiciels de filtrage établissant une liste de sites d'information autorisés, des procès en cascades intentés à des auteurs afin de les "assécher" financièrement, des contributeurs à des sites de débats se présentant comme "ouverts à toutes opinions" radiés et bannis sans explication, la généralisation et la banalisation de la censure dans la publication des commentaires et des réactions....

30 ans après, la situation est, à mon sens, pire. Nous aussi, à l'époque, nous n'avions que le droit d'éditer notre petit canard ronéotypé, relié avec des agrafes que nous essayions de vendre sur les marchés ou la sortie des RU (après en avoir envoyé trois exemplaires à la préfecture). Encore pouvions nous le faire et ne risquions nous pas de nous faire embastiller pour délit d'opinion. Tout juste étions nous fichés par les RG et nos acheteurs ne l'étaient pas. Aujourd'hui, sans décision de justice, un service de police peut décider de mettre un mouchard sur votre ordinateur pour surveiller le contenu de votre disque dur et l’intégralité de votre activité....

Chaque grande génération a son médium de prédilection. Chaque grande génération croit que la conquête d'un nouveau support, d'un nouveau vecteur constitue la création d'une nouvelle liberté, la PQR pour "ceux" de la Libération, la radio pour nous, internet pour les suivants. Mais à chaque fois, le pouvoir de l'argent et de la bien pensance, ceux qu'il est convenu d'appeler les bourgeois, dont bien souvent les futurs acteurs se cachent dans les rangs des rebelles du temps, grands prêtres du conformisme du temps, récupèrent à leur unique profit ce nouveau véhicule de la pensée et de la liberté d'expression. Travail sans fin toujours recommencé? Ne peut on imaginer une organisation politique de la société qui permettrait à chacun de s’exprimer, de débattre, d'affirmer sans pour autant se voir ostracisé?

30 ans plus tard, je me bats encore pour cela.... Putain! 30 ans!

lundi 4 avril 2011

Ouest France deviendrait il lucide?

Ce matin, surprise! L'édito de Ouest France porte sur la Côte d'Ivoire.

Je m'attends, de la part de ce quotidien socio-catho, au discours plombé de la bien-pensance sur le gentil Ouattara en quête de son pouvoir légitime contre le méchant Bagbo, sur les vertus de la démocratie, de l'indépendance....

Stupeur! Bien sûr, on y lit que Bagbo doit partir parce qu'il a été "battu" aux élections (qui se sont déroulées, rappelons le, sans désarmement des rebelles, dans un pays divisé et dont le résultat est plutôt une photographie ethnique du pays que politique (cf la démonstration de B. Lugan)), mais aussi:

"Depuis l'accession à l'indépendance, la superficie fertile a été divisée par cinq, pendant que la population était, elle, multipliée par cinq. Le nombre de pauvres, en une génération, a été multiplié par dix. Après l'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire est l'un des pays les plus inégalitaires du continent.

Si la fin du monopartisme, dans les années 1990, ne pouvait qu'être saluée comme une bonne nouvelle sur le chemin de la démocratie, il faut bien reconnaître que l'avènement du multipartisme a favorisé les prédateurs de l'économie"

Eh oui, cela conforte ce que disait il n'y a pas si longtemps un ancien ministre français d'origine togolaise Kofi Yamgnane "C'était quand même mieux du temps des Blancs"!

En tous cas, il semble, pour l'optimiste que je suis, que le mur du mensonge sur la décolonisation et l'indépendance de l'Afrique est en train de se fissurer. Non, l'indépendance n'a apporté ni bien être, ni éducation, ni richesse aux populations. Non, la décolonisation n'a pas été accordée par la France dans un esprit de reconnaissance des peuples à disposer d'eux mêmes (il suffit de voir comment, tous les jours, nous bafouons ce principe) ni pour leur permettre de se développer, mais uniquement parce que la colonisation coûtait plus cher à la France qu'elle ne lui rapportait. La décolonisation, telle qu'elle fut entreprise, sous l'égide du socialiste Deferre et terminée par le général Degaulle fut un abandon des populations qui furent livrés à la rapacité des dignes descendants des chefs nègres qui vendaient leurs congénères aux marchands d'esclaves et à l'exploitation de sociétés privées. Une autre eut été possible, évoquée par Georges Bidault dans ses mémoires...